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2024, année de la jeunesse : Le gouvernement prévoit de créer dix mille emplois publics et bien d’autres

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Anatole Collinet Makosso, plus de deux ans après sa nomination

Pour ce qui est de l’année de la jeunesse, le gouvernement a commencé à déployer une feuille de route destinée à lutter contre le chômage devenu endémique au sein de la jeunesse congolaise. Le conseil des ministres tenu jeudi 18 janvier 2024, sous la direction du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, s’est engagé dans «l’urgence de mettre en œuvre un programme vigoureux d’employabilité et de prise en charge particulière de la jeunesse en cette année 2024 déclarée par le Chef de l’Etat année de la jeunesse». Le gouvernement prévoit ainsi de créer 10.000 emplois publics et se propose de créer 90.000 emplois au travers d’une politique active de congolisation des postes, de formalisation des emplois dissimules et d’encadrement des activités rurales et artisanales. Voici un extrait du compte-rendu du Conseil des ministres à ce propos.

Axe «pro-jeunes» fondé sur l’employabilité?, l’entrepreneuriat, l’éducation et l’accompagnement
des jeunes

Force dynamique et créatrice, la jeunesse, dont l’âge est compris entre 0 et 35 ans, représente 76% de la population du Congo. Le Recensement général de la population et de l’habitation (R.g.p.h) dont les résultats viennent d’être rendus publics nous indique que cette population jeune est de 4.592.075 personnes.
Le Conseil des ministres constate, et le peuple constatera avec nous, que toute politique publique qui ignorerait les besoins de cette population, soit les trois-quarts des Congolaises et Congolais, s’exposerait à l’inefficacité et, finalement, à l’échec. Le R.g.p.h nous renseigne plus précisément sur le fait que la population jeune, cible des politiques d’insertion à mettre en œuvre parce qu’exposée au manque d’emploi, soit celle dont l’âge est compris entre 19 et 35 ans, s’e?le?ve a? 2.154.356 personnes.
Les statistiques mises à la disposition du gouvernement par l’Agence congolaise pour l’emploi (A.c.p.e) nous indiquant que sur ces 2 millions de jeunes en demande d’emploi ou de formation, seuls 15.000 environ se sont inscrits auprès de ses guichets; le Conseil des ministres relève que, sur ces 15.000 demandeurs, 2643 ont bénéficié? d’une embauche dans le secteur prive? en 2023, grâce aux actions menées par l’A.c.p.e. Les chiffres nous indiquent, donc, qu’une prise en mains vigoureuse et prioritaire de ces populations jeunes permettrait une résorption, à terme, de ce chômage endémique. Le Conseil des ministres se réjouit ainsi du fait que des actions spécifiques ont été identifiées et concerneront 500.000 jeunes pour en 2024. Cet objectif va se décliner sur la base des actions concrètes et mesures ci-après:
– le gouvernement, afin de donner l’exemple et l’impulsion au secteur privé, annonce la création, pour l’année 2024, de 10.000 emplois publics et se propose de créer 90.000 emplois au travers d’une politique active de congolisation des postes, de formalisation des emplois dissimulés et d’encadrement des activités rurales et artisanales;
– les pouvoirs publics encourageront le secteur prive? dans la création d’emplois, notamment dans les domaines à forte croissance que sont la forêt, les mines et les zones économiques spéciales;
– le gouvernement va encourager et promouvoir l’approche Himo (Travaux à haute intensité de main d’œuvre) ainsi que le «génie travaux» dans les projets d’infrastructures publiques et dans les travaux de l’hydraulique et de l’électrification rurales;
– la promotion de l’entreprenariat se fera par l’encadrement et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, en assurant la migration de 70.000 unités commerciales du statut informel vers le secteur formel, avec une fiscalisation indolore et une protection effective contre la parafiscalité?.
Pour réussir cette politique ambitieuse d’employabilité, le gouvernement prend trois engagements majeurs:
– optimiser le fonctionnement du Fonds d’impulsion de garantie et d’accompagnement (Figa), de l’Agence congolaise pour l’emploi (A.c.p.e) et du Fonds national d’appui a? l’employabilité? et a? l’apprentissage (Fonea); il s’agit d’assurer leur financement adéquat et le décaissement de la totalité? des crédits budgétaires alloués a? ces structures;
– favoriser le crédit bancaire par la mise en place de mécanismes de garantie pour inciter les banques a? accorder des prêts a? des conditions préférentielles aux jeunes porteurs de projets d’entreprises;
– promouvoir l’inclusion financière en gelant notamment le coût des services Internet pour favoriser le développement des start-ups.
Cette politique globale et ambitieuse ne serait pas complète si elle ne prévoyait pas la prise en compte des soucis que sont: l’abandon scolaire précoce; la promotion nécessaire de la formation professionnelle et la recherche d’alternatives éducatives, pour encourager le retour des jeunes qui ont quitté prématurément leurs études. Le «plan jeunesse» ainsi décliné comportera également les volets suivants: insertion et réinsertion des jeunes en conflit avec la loi: le centre d’Aubeville ainsi que d’autres sites seront rapidement opérationnels; promotion du civisme et occupation du temps libre des jeunes.

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