Les éphémères de céans se sont acheminés donc inéluctablement vers 2025. C’est une année relativement importante. Non pas parce que ces éphémères seront émergés, loin s’en faut, mais surtout parce qu’elle symbolise un carré parfait.
Le carré est considéré comme une figure solide et stable. Certaines sociétés le considèrent comme étant l’emblème du monde créé. Il est parfait, parce qu’il est le produit d’un nombre entier avec lui-même. Donc, 2025 devrait être le prélude à une Cité nouvelle créée, parfaite en tous points et imposante et superbe. Cité entièrement éthique, entièrement riche, entièrement conviviale, entièrement réglementaire et entièrement sociale, parce que Cité produite entièrement par sa propre cosmogonie. Cité vraie, sans langue de bois, parce que Cité pensée et produite par la sagesse et l’intelligence des hommes.
Créer est acte de volonté. Il est le produit de penser et de produire. Créer, c’est imaginer quelque chose qui n’existe pas, c’est innover. Comme nous n’avons, ici-bas, aucune Cité durable, mais que nous cherchons celle qui est à venir, à l’instar des hébreux, il nous faut un dépassement de nos égos, de nos assurances temporelles, de nos subjectivités et de nos arrogances, pour imaginer une nouvelle Cité congolaise qui soit juste, droite et bienfaisante. Elle doit être ainsi pensée et produite rationnellement, à partir de ses atouts et ses faiblesses; à partir de la capacité créatrice réelle de ses éphémères; à partir de la place qu’elle veut occuper dans le concert des nations.
2025 est un carré parfait. C’est une année régulièrement organisée, une onde parfaite qui nécessité une énergie infinie, pour déjouer le supplice de Sisyphe qui sévit dans les Cités africaines. Il nous revient de descendre en nous-mêmes pour une introspection sans concession, afin de trouver cette énergie infinie, d’entamer la marche parfaite vers la félicité, vers la Cité à venir.
Prométhée

