Le 3 mai de chaque année, est célébrée la journée mondiale de la liberté de la presse, conformément à une résolution des Nations unies de décembre 1993. Le 3 mai 2025 a marqué la 32ème édition frappée du thème: «L’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et des médias». Le C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de la communication) a marqué cette journée par l’organisation, le vendredi 9 mai 2025, l’Hôtel Saint François de Paul de Brazzaville, d’une conférence-débat sous le patronage de son président, Philippe Mvouo, avec la participation des journalistes de médias publics et privés. Il y avait un invité surprise, Firmin Edouard Matoko, candidat du Congo au poste de directeur général de l’Unesco.

Après l’allocution d’ouverture de Philippe Mvouo dans laquelle il a fait le rappel historique de la journée mondiale de la liberté de la presse et évoqué l’Intelligence artificielle qui est, selon lui, «devenue le fidèle compagnon de tout acteur du monde de la communication de masse», il y a eu trois panels (ateliers), avec des professeurs et experts de la communication, ayant abordé différents sous-thèmes autour du thème principal portant sur l’Intelligence artificielle.

Philippe Mvouo ouvrant la conférence-débat.

Le président deu C.s.l.c a martelé que l’I.a doit être utilisée pour «combattre la désinformation et identifier des contenus potentiellement préjudiciables, grâce à la vérification des faits, à la recherche inversée d’images et à la reconnaissance des formes pour détecter des faux récits et des propos abusives». Aux journalistes d’en prendre conscience.
Cette conférence a permis d’échanger et de partager des expériences et des opinions à travers les trois panels. Le premier, modéré par le haut-conseiller Godefroy Yombi, était basé sur l’analyse des relations entre les intermédiaires en ligne et l’i.a; le second par le haut-conseiller Joachim Mbanza, avait pour sous-thème l’influence de l’I.a sur les médias et, enfin, le troisième, par le journaliste Brony Fortunat Ngouolali, basé sur l’impact de l’I.a sur le déroulement des élections. Parmi les panélistes, il y avait, entre autres, Éric Armel Ndoumba, Benjamin Ngoma, Arsène Sévérin, Ludovic Miyouna, Alain Ndala, Murphy Sémo, Grégoire Léfouoba et la journaliste Rosie Pioth.
De ces panels, il en ressort que l’I.a, qui se positionne comme un outil incontournable dans le domaine de la communication, vient renforcer les capacités des journalistes et que ces derniers doivent s’adapter aux atouts et aux risques de cette nouvelle technologie. A la fin des débats, le prof Charles Zacharie Bowao a résumé les travaux, en considérant que cette journée s’était passée comme une journée scientifique, consacrée à la civilisation numérique. Raison pour laquelle il a proposé que les actes de cette journée soient publiés.
Il faut «chercher à comprendre les avantages et les risques et approfondir les défis pour la liberté d’expression et le droit d’information, les menaces qui apparaissent à côté des opportunités pour une bonne gouvernance de l’intelligence artificielle», a fait savoir Philippe Mvouo dans son mot de conclusion. Le président du C.s.l.c a saisi cette opportunité pour dire aux journalistes qu’à partir de l’année prochaine, ils doivent s’engager à organiser la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, qui est leur journée. Ils doivent aussi parler du Fonds d’appui aux organes de presse mis en place par le gouvernement, pour remplacer la Rav (Redevance audiovisuelle) et dont le C.s.l.c doit assurer la redistribution auprès des organes de presse remplissant les critères qui seront établis.

Céleste Exaucé
SINDOUSSOULOU

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