15 août 1960 – 15 août 2025, le Congo a totalisé 65 ans de son accession à l’indépendance. Cet événement a été célébré sous le thème: «Mobilisés dans la paix, ensemble, poursuivons la marche vers le développement». A Brazzaville, la capitale, il a été marqué par un défilé militaire et civil, sur le Boulevard Alfred Raoul, sous le très haut patronage du Président de la République, Chef suprême des armées, Denis Sassou-Nguesso, accompagné de son épouse, Mme Antoinette. Comme d’habitude, la tribune était pleine d’officiels, les présidents du sénat, Pierre Ngolo, et de l’assemblée nationale, Isidore Mvouba, les membres du gouvernement avec en tête le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, les présidents des institutions nationales, les officiers du commandement de la Force publique, les corps constitués nationaux, les parlementaires, les autorités locales, religieuses, etc.

L’arrivée du Chef de l’Etat au lieu de la cérémonie s’est faite dans le cérémonial militaire habituel, avec sa sécurité bien renforcée. Après avoir salué le drapeau national et passé en revue les troupes d’honneur et celles de la Garnison de Brazzaville, sous la conduite du chef d’Etat-major général, le général de division Guy-Blanchard Okoï, et après l’exécution de l’hymne national, Denis Sassou-Nguesso a rejoint sa place à la tribune officielle, à côté de son épouse. Entre temps, 21 coups de canon, symbolisant la solennité et la suprématie de l’évènement, selon les experts des Fac, ont été tirés. Le Président de la République est ensuite redescendu de la tribune, pour procéder à la décoration, à titre anthume, de douze compatriotes pour services rendus à la Nation. Puis, après avoir rejoint sa place, il a donné le coup d’envoi du défilé, à la demande du général de brigade Fermeté Blanchard Nguinou, commandant en chef des troupes de la Zone militaire de défense n°9 Brazzaville.

Le couple présidentiel à la tribune.

Ainsi, pendant environ deux heures et trente minutes, sous le regard attentionné des officiels, des invités d’honneur et d’un public enthousiaste, les différents carrés des unités féminines et masculines, composées des éléments des écoles des F.a.c (Forces armées congolaises), du Régiment d’apparat et d’honneur, de la marine nationale, des forces de sécurité intérieure, du G.p.c (Groupement para-commando), la gendarmerie nationale, la police et d’autres corps paramilitaires tels que les douanes, la sécurité civile et les éco-gardes ont battu le bitume de leurs pas fermes et rythmés, au son de la fanfare nationale.
La surprise de ce défilé militaire était le petit carré de la fanfare de l’Armée de l’air des Etats-Unis qui a paradé au milieu de la fanfare des F.a.c, pour ouvrir le défilé. Selon l’Ambassade américaine, «cette performance conjointe symbolise la solidarité entre nos deux Nations et offre l’occasion de célébrer également les 65 ans des relations entre les États-Unis et la République du Congo, des liens d’amitié durables qui nous unissent». Voilà qui donne l’espoir aux Congolais que les visas américains seront bientôt rétablis par le Président Donald Trump.
Comme d’habitude, le passage du carré du G.p.c (Groupement para-commandos), les fameux bérets rouges, n’a pas manqué d’impressionner le public venu nombreux des quatre coins de la ville-capitale, quant à la particularité de leurs pas consistant à jeter haut les jambes, pour frapper ensuite le bitume en produisant un grand bruit de pas, et à avancer tout doucement. Une façon d’exprimer leur bravoure en tant que corps d’élite destiné à percer les lignes ennemies. Leur devise, «Jusqu’au bout, jusqu’à la mort», traduit l’esprit qui fait de ce corps militaire une sorte d’exception.
Pendant ce temps, dans l’air, des hélicoptères de combat de l’armée de l’air et un avion de transport de troupes survolaient le boulevard à basse altitude. Ouverte par les troupes d’apparat et d’honneur, le défilé militaire a été bouclé par le passage des unités mobiles des F.a.c, la marine nationale, de la police, de la gendarmerie et de la sécurité civile. Il s’est agi entre autres, des motards de la D.g.s.t (Direction de la sécurité présidentielle), des véhicules de transport de troupes et des armements d’assaut.

Le Président Denis Sassou-Nguesso décorant le colonel à la regtraite Félix Mouzabakani.

Le défilé civil a mobilisé les représentants des neuf arrondissements de la ville capitale, des administrations publiques, des entreprises publiques et privées, des partis politiques, des confessions religieuses, des associations et bien d’autres forces sociales. Certains d’ailleurs n’ont pas pu défiler par manque de temps, selon le protocole national. «Je vous félicite pour la bonne tenue des troupes et du bon déroulement du défilé», c’est par ces mots qu’il a mis un terme officiel au défilé militaire et civil ayant marqué les 65 ans de l’accession de la République du Congo à l’indépendance, sous l’animation de l’Orchestre Bana Poto-Poto.
La veille, le jeudi 14 août, il y a eu la 20ème édition du S.m.i.b (Semi-marathon international de Brazzaville), initié par la S.n.p.c (Société nationale des pétroles du Congo), sous le très haut-patronage du Chef de l’Etat. Enfin, autre grande manifestation, le concert de l’indépendance organisé au Stade Alphonse Massamba-Débat, dans la nuit du vendredi 15 août. Ce concert a malheureusement connu des problèmes de sécurité, avec des heurts entre groupes de jeunes rivaux, notamment les fans de deux artistes, faisant quelques blessés et des dégâts matériels. Selon des témoignages, un accident de la circulation à hauteur du rond-point de la patte d’oie aurait fait trois morts, au moment où se tenait ce concert.

Hervé EKIRONO

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