72 heures du Mayombe Ecorun
La troisième édition a mobilisé
105 participants venus de quatre pays
La troisième édition des 72 heures du Mayombe Ecorun a débuté le vendredi 25 avril 2025, après l’arrivée des 105 participants (athlètes amateurs et professionnels), dont, en dehors de Brazzaville, 25 venus de Pointe-Noire, 20 de Kinshasa (RD Congo), 10 de Luanda (Angola) et 1 de Bangui (Centrafrique), au Village Malélé, dans le District de Mvouti (Département du Kouilou), avec à la tête de la délégation, l’ancien député José Cyr Ebina, président de l’Association multisports Lion d’or, organisatrice de cet événement sportif. Un conseiller du Ministère en charge de l’environnement et le directeur départemental des sports au Kouilou ont honoré de leur présence, le déroulement de cette édition, financée par les participants eux-mêmes, à travers leurs droits d’inscription, avec le sponsoring de plusieurs sociétés partenaires.
A Malélé, tout a commencé par le planting d’arbres, avant la soirée culturelle en honneur des peuples autochtones. Animée par Oraire Mesmin Oba, président du C.a.p.v (Cercle des actions sociales pour la prise en charge des personnes vulnérables), une association engagée dans la lutte pour le bien-être des autochtones, la soirée culturelle a permis de rappeler les droits des peuples autochtones en République du Congo, que leur confère la loi n°5-2011 du 25 février 2011, qui «n’est pas très connue des Congolais et des peuples autochtones eux-même», d’après le président du C.a.p.v. C’était l’occasion de rappeler aussi le rôle des populations autochtones dans la protection de la forêt, par leurs connaissances et leur maîtrise des arcanes du milieu faunique.
Avant de quitter Brazzaville, la capitale, José Cyr Ebina a présenté à la presse, lors d’une rencontre, le jeudi 24 avril, au Village des 72 Heures du Mayombe Ecorun, dressé sur l’Allée piétonne Charles Ebina, au centre-ville, la vice-présidente de l’U.p.j (Union panafricaine de la jeunesse), la Centrafricaine Parmela Audrey Derom, venue de Bangui. Vieux mouvement panafricain de jeunesse fondé le 26 avril 1962, en Guinée-Conakry, sous l’impulsion des Chefs d’Etat, réformé dans les années 2000 et doté d’une nouvelle appellation, l’Union panafricaine de la jeunesse a, depuis, pour mission, de coordonner la popularisation et l’appropriation de la Charte africaine de la jeunesse, par toutes les organisations de jeunesse des pays membres de l’Union africaine.

Experte en question de jeunes et de leur épanouissement, coordinatrice du Réseau des filles et femmes élites pour le développement, ambassadrice de la paix et ancienne présidente de la jeunesse centrafricaine, Parmela Audrey Derom s’est réjouie de l’accueil qui lui a été réservé à Brazzaville par l’Association multisports Lion d’or. Elle a exprimé sa joie de participer à la troisième édition des 72 heures du Mayombe Ecorun, en affirmant que, «quelles que soient nos différences d’ordre politique, culturel et spirituel, le sport unit les peuples. C’est cette magie-là que nous apprécions dans le sport». Elle a insisté sur le fait que, «allier sport et environnement, c’est fondamental et c’est un message fort aujourd’hui, en tant que jeunes africains, que nous sommes en train de passer aux autres, à ceux qui ne seront pas avec nous demain lors de la course et marche sportives: c’est de dire que chaque personne, chaque sportif, chaque jeune africain a un rôle à jouer pour contribuer au développement de sa Nation et du continent».
Parmela Audrey Derom est venue au Congo, pour voir justement ce lien entre sport et développement durable. A Malélé, elle a participé au planting d’arbres auquel se sont livrés les organisateurs et les participants. Plus de 500 arbres fruitiers (orangers, mandariniers, avocatiers, safoutiers, corossoliers, etc) ont été plantés. Pour certains jeunes, c’était la première fois de réaliser une telle action, alors que d’autres ont pris la résolution de le faire désormais chaque année.










