L’A.a.b.m (Association Amis de Bouéta Mbongo) a célébré le 127ème anniversaire de la mort de Bouéta Mbongo (1860-1898, héros national contre la colonisation française), par une rencontre sportive organisée mardi 11 novembre 2025, au Stade Tata Lounana, situé dans le Quartier Kibina, à Madibou, le 8ème arrondissement de Brazzaville. C’était un match de football qui a opposé deux équipes du quartier, les «Golden boys» et la J.s.k (Jeunesse sportive de Kibina) et qui s’est soldé par un score de parité (1-1).
Tué le 11 novembre 1898, les armes à la main face à la milice coloniale, Bouéta Mbongo, né Malonga Mi-Mpandzou, est une figure historique parmi les pionniers du combat pour la libération des peuples africains du joug colonial. Après la mort de Mabiala-Ma-Nganga en 1896, il prit la tête de la résistance kongo-lari contre les exactions de la colonisation (corvée, exploitation des populations, violences, brutalité des milices coloniales, etc). Chef de clan, son autorité était respectée. En 1898, il est attaqué par les troupes coloniales dirigées par le lieutenant Lucien Fourneau. Le 11 novembre 1898, il est tué et décapité. Son corps est jeté dans la rivière Loufoulakari, vers la route de Linzolo, alors que sa tête est exhibée sur la route, en guise de trophée pour intimider ceux qui oseraient suivre son exemple de résistance au pouvoir colonial.

Pour marquer le 127ème anniversaire de sa disparition tragique, Isidore Louengo, président de l’Association Amis de Bouéta Mbongo, a mobilisé ses membres et les habitants du quartier autour d’une rencontre sportive à Kibina. Les deux équipes ont offert un spectacle intéressant et plein de suspense.
Dans son mot de circonstance, Isidore Louengo a placé cette célébration sous le signe de la jeunesse, en rappelant que Bouéta Mbongo, mort en pleine jeunesse, vouait un attachement particulier à cette couche sociale, conscient de son rôle crucial et convaincu qu’une jeunesse éduquée est une force pour une Nation. «La jeunesse est l’âme d’un peuple, elle est l’âme d’un État. Les dirigeants actuels doivent assumer leurs responsabilités face à l’histoire, car l’histoire ne pardonne pas. Il est impératif d’offrir à nos enfants des conditions d’apprentissage modernes et conformes aux standards. Sans cela, l’avenir de notre jeunesse sera compromis», a-t-il déclaré.
Roland KOULOUNGOU








