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A.m.c (Association des médecins du Congo) : Il faut des changements, pour améliorer l’état des formations sanitaires au Congo

L’Association médicale du Congo et l’Association des médecins du Congo ont organisé, samedi 27 avril 2024, une session de sensibilisation au Centre virtuel de documentation et d’information, un espace ouvert aux professionnels de la santé, aux chercheurs et aux étudiants, à Brazzaville, sur le thème: «Evaluation des formations sanitaires», sous le patronage du Prof Richard Roger Urbain Bileckot, inspecteur général de santé, président de l’A.m.c, avec la participation de Dieudonné Moussala, président de l’Association congolaise pour la défense des droits du consommateur. L’unique communication de cette session a été présentée par le Dr Davy Louvouézo, expert en santé publique, représentant de l’O.n.g Médecins d’Afrique et a porté sur «l’évaluation des formations sanitaires» du Congo.

La session sur l’évaluation des formations sanitaires au Congo a beaucoup intéressé les professionnels de la santé, qui y ont participé en présentiel comme en distanciel. Ils ont eu la situation de l’état des formations sanitaires au Congo tant publiques que privées. Introduisant le conférencier, le Prof Bileckot a indiqué qu’«il faut donner la possibilité à tous d’avoir une même information sur l’état de nos formations sanitaires. La connaissance doit être partagée, tous les problèmes auxquels sont confrontées nos formations sanitaires devraient faire l’objet d’un échange, pour une compréhension commune».

Une vue générale des participants

La communication du Dr Davy Louvouézo émane d’une évaluation menée en 2023, concernant les formations sanitaires du premier et deuxième niveau, sur toute l’étendue du territoire national, dans le cadre du lancement du Projet Kobikissa, mis en place par le Ministère de la santé et de la population, et financé par la Banque mondiale. «Cette évaluation initiale devrait permettre au projet d’identifier les formations sanitaires qu’il devrait contractualiser, pour bénéficier des appuis du Ministère de la santé et de la population. Il était question de voir si nos formations sanitaires, au moment où nous menions cette étude pour démarrer le projet, ont de bonnes performances», a-t-il expliqué.
L’étude était aussi nécessaire pour la Camu (Caisse d’assurance maladie universelle), pour voir avec quelles formations sanitaires contractualiser, afin d’administrer les soins de santé de qualité aux cotisants de cette structure. Cette étude s’est appuyée sur quelques axes: les infrastructures et leur environnement; l’état des équipements qui peuvent leur permettre d’offrir les soins de qualité; les aspects d’environnement physique et le niveau d’hygiène, sans oublier la disponibilité des médicaments et autres consommables et la disponibilité des services.
«En dehors des aspects purement techniques de santé, nous avons eu des problèmes de gestion financière. Vous savez que les formations sanitaires sont également des entreprises. De ce fait, nous devons regarder les aspects relatifs à l’administration, les finances, la gouvernance, etc», a souligné le conférencier. Les enquêteurs avaient visité 1.041 formations sanitaires, reparties dans les douze départements du pays, selon une échelle élaborée avec les pouvoirs publics et le partenaire technique et financier.
Les résultats sont tels que 50% des districts sanitaires ont une faible performance, tandis que 92,5% des cliniques de type 1 n’ont pas de bonnes performances. Les performances globales dans les hôpitaux sont faibles. La situation est préoccupante dans l’ensemble et les pouvoirs publics ont du travail, afin de renverser la tendance. Cette étude n’a pas concerné les hôpitaux généraux.
Le conférencier a fait une recommandation à la «Direction générale des soins de santé d’appuyer toutes les structures pour de bons soins de santé et les décideurs doivent améliorer l’offre de soins de santé et apporté un appui conséquent», a-t-il conclu.
Les participants sont sortis de la salle très préoccupés des résultats de cette étude qui met à nu la situation sanitaire du Congo. Pour sa part, Dieudonné Moussala a déclaré «nous savons maintenant pourquoi il y a beaucoup d’évacuations sanitaires, même pour extraire une chique, il faut aller ailleurs…».
Concluant la séance, le Prof Richard Roger Urbain Bileckot a souligné que «cette situation devrait nous pousser au travail, au lieu de se moquer, surtout nos étudiants devraient faire des efforts pour apporter des changements là où nous avons échoué. C’est pourquoi nous ouvrons des filières à la Faculté des sciences de la santé».

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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