L’A.u.f (Agence universitaire de la francophonie), à travers son bureau national en République du Congo, a organisé, du 2 au 4 avril 2025, à Brazzaville, un séminaire de formation sur la publication scientifique, auquel ont participé des doctorants et chercheurs des établissements universitaires membres de l’institution. Cette initiative, placée sous la supervision du prof Edouard Ngamountsika, responsable de l’A.u.f-Congo, a réuni plus d’une vingtaine de participants issus des universités congolaises, sous l’animation du prof Basile Guy-Richard Bossoto, doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Marien Ngouabi.
Pendant trois jours, les participants au séminaire de formation sur la publication scientifique ont été initiés aux exigences de la rédaction scientifique, aux standards de qualité académique et aux opportunités de valorisation de leurs recherches. L’objectif étant de renforcer leurs capacités à produire des travaux de recherche rigoureux, pertinents et publiables dans des revues spécialisées. Les thématiques abordées comprenaient notamment la méthodologie de la recherche, les étapes de rédaction d’un article scientifique ainsi que les démarches de soumission et de diffusion des publications.

Au-delà de l’aspect technique, le séminaire a mis l’accent sur l’éthique, l’esprit critique et l’impact social de la recherche. Le prof Edouard Ngamountsika a rappelé que trois jours ne suffisent pas pour rédiger un article de qualité. Les participants disposent ainsi de deux semaines pour mettre en pratique les connaissances acquises. À l’issue de ce délai, chacun devra soumettre un article scientifique, qui sera évalué par un comité. L’auteur du meilleur texte représentera le Congo lors des universités d’été de l’A.u.f, prévues en juillet prochain à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Dans un contexte où les outils numériques prennent une place croissante dans le travail académique, le prof Basile Bossoto a encouragé l’utilisation raisonnée de l’intelligence artificielle. «L’I.a peut apporter un appui à la structuration et à la clarté du propos, mais elle ne remplace pas la réflexion du chercheur. C’est à l’auteur de rédiger son article, puis de le confronter à l’outil et non l’inverse. L’I.a peut aussi produire des données erronées: il faut donc faire preuve d’éthique et de vigilance», a-t-il souligné.
Par l’entremise de ce séminaire, l’A.u.f réaffirme son engagement en faveur d’une recherche francophone de qualité, accessible et connectée aux enjeux du développement local et continental. Elle contribue à former une génération de jeunes chercheurs autonomes, critiques et engagés au service de la communauté.
Joseph MWISSI NKIENI








