Invité au journal dominical de Radio-Congo, présenté par Mesmin Obambé, le dimanche 25 mai 2025, jour anniversaire de la chaîne nationale, l’ancien ministre Alain Akouala-Atipault, président de la Commission nationale du M.a.e.p (Mécanisme africain d’évaluation par les pairs), a fait savoir que le développement du continent africain passe, entre autres, par la mise en œuvre du Projet Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) adopté au sommet de Lusaka (Zambie), en juillet 2001. Il a en même temps dénoncé les abus de la colonisation, tout en relevant le rôle joué par Radio-Congo dans l’histoire du pays.

Pendant une vingtaine de minutes, au journal matinal de Radio-Congo, le dimanche 25 mai dernier, Alain Akouala-Atipault s’est appesanti sur les maux qui minent le continent africain, notamment le sous-développement. Selon lui, il y a des batailles de générations: la génération de Haïlé Selassié, Houphouët-Boigny a fait son travail; celle de Denis Sassou-Nguesso, Modibo Kéita et Sédar Senghor a fait aussi son travail; il reste à la génération qui suit de pouvoir relever l’objectif du développement de l’Afrique, tout en sachant quand même que le monde ne laissera pas l’Afrique se développer.
Et cela passe par la mise en œuvre du Nepad, première stratégie prospective du futur économique de l’Afrique, pensée par les Africains eux-mêmes, soutient-il. «Il nous faut une économie réelle et l’économie réelle, c’est la transformation de la matière première et la création de la valeur ajoutée. Cette volonté doit partir d’abord d’une vision et c’est le Népad, en fait l’Union africaine», a-t-il déclaré.
Pour Alain Akouala-Atipault, «le pont entre cette Afrique des pères fondateurs et l’Afrique d’aujourd’hui et de demain est justement le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, qui va permettre au continent africain d’améliorer sa gouvernance». Il a toutefois souligné «l’œuvre grandiose du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, quant à la lutte contre l’Apartheid en Afrique du Sud». «Président en exercice de l’O.u.a en 1986, c’est lui qui déclenche le combat des sanctions économiques et financières contre l’Afrique du Sud, à travers un discours qu’il a fait à la tribune de l’Organisation de l’union africaine, en février», a-t-il rappelé. Abordant la question relative au 65ème anniversaire de Radio-Congo, Alain Akouala-Atipault a reconnu le rôle joué par la chaîne nationale dans l’histoire du pays. Il a apprécié l’expertise des professionnels des médias au Congo.
Répondant à la question de la création éventuelle d’une monnaie africaine, l’ancien ministre de la communication, en véritable économiste, a fait savoir que cela dépend d’une économie forte et puissante à l’instar des Etats-Unis d’Amérique qui se sont imposés dans le monde avec leur dollar. «On ne peut imaginer qu’un continent comme le nôtre, qui a à peu près 45 à 50% de toutes les richesses mondiales en termes de matières premières sous son sous-sol, peut-être aussi pauvre», a-t-il déploré. A l’en croire, la colonisation a contribué à la destruction des sociétés africaines. Et réparation s’il y a, cela passe «d’abord par une prise conscience des Africains eux-mêmes», pense-t-il.

Hervé EKIRONO

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