Primature
Un marathon diplomatique,
en Afrique et au Moyen-Orient, pour
la candidature du Congo la tête de l’Unesco
Le Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a effectué, du lundi 28 juillet au vendredi 1er août 2025, un marathon diplomatique qui l’a déjà conduit dans les capitales de cinq pays africains (Gabon, Burkina Faso, Libéria, Côte d’Ivoire et Nigéria), avant le Moyen-Orient, pour porter le message du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, auprès de ses homologues Chefs d’Etat, afin de solliciter leur soutien à la candidature du Congo, portée par le Dr Edouard Firmin Matoko, faisant partie de la délégation du Premier ministre dans cette tournée diplomatique, au poste de directeur général de l’Unesco, dont l’élection aura lieu lors de la 43ème session de la conférence générale de l’Unesco, prévue du 30 octobre au 13 novembre 2025, à Samarcande, la deuxième ville de l’Ouzbékistan, après la capitale Tachkent.
La tournée diplomatique du Premier ministre Anatole Collinet Makosso fait suite à celle réalisée du 21 au 25 juillet dernier, par le ministre des affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, en Afrique centrale et australe (Angola, Afrique du Sud, Mozambique, Botwana) jusqu’à l’Île Maurice. Elle fait partie de la dynamique de campagne diplomatique engagée par le Chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso, pour promouvoir la candidature du Congo à la tête de l’Unesco.
Ainsi, à la tête d’une grande délégation des membres de son cabinet, le chef du gouvernement congolais a entamé son marathon diplomatique, à bord d’un jet, par Libreville, la capitale gabonaise, où il a été reçu en audience, lundi 28 juillet, par le Président Brice Clotaire Oligui Nguéma, à qui il a remis le message du Président Denis Sassou-Nguesso et présenté le candidat congolais.


«Monsieur Matoko Firmin est un haut-cadre maison, qui a travaillé ces dix, quinze dernières années pour le développement du continent africain, parce qu’il était directeur général adjoint chargé du développement de la priorité Afrique, imbu de la pratique et de la connaissance des arcanes et des valeurs de l’Unesco. Le Congo pense qu’en cette période d’incertitudes, en cette période de paradoxe, l’Unesco devra réaffirmer sa mission de consolidation des fondements du vivre-ensemble, sa mission de construction d’un bonheur partagé, de communauté de destin, sa mission de promotion des valeurs de tolérance, de pardon, de concorde et de paix. Et pour cela, comme je l’ai dit, en tenant compte des grands bouleversements du monde actuellement, en tenant compte de la remise en cause du multilatéralisme actuellement, en tenant compte de tous les enjeux géopolitiques à travers le monde, il faut non pas quelqu’un qui connaisse ces questions de l’extérieur, mais quelqu’un qui a vécu ces questions de l’intérieur et qui soit capable de promouvoir ces valeurs, parce qu’il faut que, quand il connaît ces subtilités et les arcanes de l’Unesco, essayer de concilier ces vues et promouvoir ces valeurs», a confié Anatole Collinet Makosso à la presse, au sortir de cette audience.
Le Premier ministre congolais a poursuivi sa mission dans les mêmes termes à Ouagadougou où il a été reçu en audience par le Président de la Transition burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, à qui il a remis le message du Président Sassou-Nguesso, en le rassurant en plus de sa volonté à accompagner le processus de transition au Burkina Faso. A Moronvia, le mercredi 30 juillet, c’était l’audience chez le Président libérien Joseph Nyumah Boakai.


A Abidjan, le jeudi 31 juillet, Anatole Collinet Makosso est accueilli à l’aéroport par son homologue ivoirien, le Premier ministre Robert Beugré Mambé, qui l’a conduit au Palais présidentiel, pour l’audience avec le Président Alassane Ouattara. «J’ai eu la grâce, avec ma délégation, d’être reçu par un géant du continent, un monument», a-t-il dit au sortir de cette audience, lors d’un point de presse, aux côtés de son homologue Robert Beugré Mambé.









