L’Uneac (Union des écrivains et artistes du Congo), dirigée par Henri Djombo, a rendu hommage à Claude Emmanuel Eta-Onka, officier général des Fac (Forces armées congolaises) à la retraite, écrivain et sportif décédé, le 25 décembre 2024. La soirée littéraire en son hommage s’est déroulée le samedi 11 janvier 2025 à son domicile situé au numéro 2 bis de la Rue Loualou, au Quartier Moukondo, dans le 4ème arrondissement de Brazzaville, en présence d’Alphonse Chardin N’kaya, directeur général des arts et des lettres, Octave Mouandza, directeur départemental des arts et des lettres de Brazzaville, ainsi que des parents amis et connaissances.
Dans le mot de circonstance qu’il a prononcé, Henri Djombo, président de l’Uneac, a mis en exergue la dimension d’homme de lettres de l’illustre disparu. «Nous voici ici pour rendre un dernier hommage à l’écrivain, poète, romancier, nouvelliste et essayiste, le général de brigade Claude Emmanuel Eta-Onka, un hommage spécial, un hommage littéraire, car il a été président des gens des lettres, quelqu’un qui a beaucoup apporté dans la gestion de cette fédération. Il a été actif et il a montré la voie aux jeunes poètes, à nos jeunes écrivains», a-t-il indiqué.

Riche en couleurs et en sons, la soirée d’hommage à Claude Emmanuel Eta-Onka a été célébrée à travers chants, danses, rimes, poèmes, contes et slames déclamé par les écrivains et artistes congolais. Poètes, écrivains, slameurs sont passés sur scène pour magnifier sa plume. On peut citer entre autres: Christelle Claudia Taty née Eta-Onka, fille du défunt, «Cœur volcanisé»; Emma Mireille Opa-Ellion, écrivaine, dramaturge, à travers le texte, «Hommage à Claude Emmanuel Eta-Onka»; Alphonse Chardin N’Kala, écrivain, «La mort nous éteint»; le slameur Yaya Onka à travers les textes du défunt, etc.
Des contes ont été récités ainsi que des textes du défunt ont été déclamés à tour de rôle. L’écrivain Huppert Malanda, président du Forum des hommes de lettres de France a dressé un portrait du défunt. Poète, nouvelliste, essayiste et romancier Claude Emmanuel Eta-Onka laisse une bibliographie de seize ouvrages dont les lecteurs peuvent découvrir la richesse. En poésie, il a été auteur de cinq recueils de poèmes parmi lesquels «Insomnies», (1991); «Second souffle» (1999); «Les poèmes de Mayala» (2000); «Petite Fleur» (2006); «Sublimation» (2007).
Il est essayiste avec «Inter-Club hand /Par la volonté des hommes» (1991) et «Denis Sassou Nguesso: l’homme et les évènements» (2011). En tant que nouvelliste, il a écrit «Les Tendaliennes», (1993). «Cette autre famille» est son premier roman en 2013. Dans les veines de ses récits, on trouve des œuvres ci-après: «Souvenirs d’enfant de troupe» édition La Bruyère Paris 2015; «Saint-Cyr Coetquidan les Bovidés de la 2-3», édition La Bruyère, Paris 2018.
En spiritualité, il était appelé Issac, son nom de la plume dont il a écrit six ouvrages: «Le centre Jessemon» (1999); «L’âge d’or et la maîtrise du soi» (2001); «Le maître et la connaissance» (2002); «Grand maître Josué, Esprit de colombe» (2005); «Les Premiers Pas» (2006); «A l’écoute des maîtres ou Le partage de la connaissance» (2009).
L’artiste ne meurt jamais, il y a lieu de se souvenir de ses œuvres et se dire qu’il a vécu au profit de toutes les couches sociales. Né le 26 mars 1946 à Akana Lagué, Claude Emmanuel Eta Onka a été inhumé le jeudi 16 janvier 2025, dans son village natal, après des obsèques officielles à Brazzaville où les hommages lui ont été rendus par les sportives, les anciens de troupe, les parents et amis au Gymnase d’Ornano, à la stèle des A.e.t, l’hommage de la République, sous le patronage du Chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso, au Palais des congrès.
Luze Ernest BAKALA








