Réunie en plénière, le 16 avril 2025, à son siège, à New-York, dans le cadre de sa 79ème session, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté trois textes, dont une résolution relative à l’institution d’une «décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d’une gestion durable des forêts (2027-2036)». Cette décision fait suite à la proposition de la République du Congo, faite le 11 novembre 2022, par le Chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso, lors de la Cop27 à Charm El Sheik, en Egypte, pour «l’instauration d’une décennie de l’afforestation qui obligerait l’humanité à inverser le cours actuel de destruction de nos forêts». L’aboutissement de cette proposition portée par l’Union africaine est un grand succès diplomatique pour le gouvernement.

Lors de la première conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement tenue à Brazzaville, du 2 au 5 juillet 2024, à l’initiative du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, il avait été annoncé que la proposition du Congo avait été endossée par l’Union africaine sous le label de «Décennie africaine et mondiale d’afforestation et de reboisement», suivant la décision n°846 issue de la 36ème session des Chefs d’Etat, tenue du 17 au 18 février 2023, à Addis-Abeba, en Ethiopie.
«Il s’agit bien d’une idée qui est partie du Congo, qui est aujourd’hui une idée planétaire. C’est une initiative proposée par la République du Congo, par Denis Sassou-Nguesso et, aujourd’hui, qui devient une idée planétaire, une initiative planétaire», a réagi Rosalie Matondo, la ministre de l’économie forestière, lors d’une tribune spéciale de Télé-Congo, animée par notre consoeur Aline France Etokabéka et Wincess Mouandzimbi de D.r.t.v.
Finalement, l’assemblée générale des Nations unies a décidé de «proclamer la période 2027-2036, «décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d’une gestion durable des forêts», dans la limite des moyens et ressources disponibles, afin de sensibiliser l’opinion mondiale, d’encourager la volonté politique, de mobiliser l’action à tous les niveaux et de renforcer la coopération internationale et le renforcement des capacités, dans l’objectif d’enrayer puis d’inverser la réduction du couvert forestier dans le monde et d’appuyer les efforts de boisement et de reboisement dans le cadre d’une gestion durable des forêts, en conformité avec les cadres mondiaux applicables».

Les Nations unies sont préoccupées par le fait que «la déforestation continue de progresser partout dans le monde, ainsi que par les effets néfastes des changements climatiques, de la désertification et de la dégradation des terres, de la perte de la biodiversité, de la pollution et des déchets, lesquels effets se renforcent mutuellement».
Elles prennent acte «des efforts déployés par les pays pour combattre la déforestation, en soulignant que la gestion durable des forêts, notamment le boisement et le reboisement par la plantation, l’ensemencement et la régénération d’arbres sur des terres dégradées, y compris dans des zones arides, peut avoir des bienfaits économiques, sociaux et environnementaux, entre autres en augmentant la biodiversité, en fournissant un habitat à diverses espèces végétales et animales, en assurant une protection contre les risques naturels et les catastrophes, en jouant un rôle considérable dans l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets, en particulier en absorbant et en stockant le dioxyde de carbone de l’atmosphère, ainsi qu’en offrant des possibilités en matière d’agroforesterie et d’écotourisme».
Urbain NZABANI








