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C.a.e.r.t (Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme) : Le Congo appelé à mettre en place une loi contre le terrorisme et l’extrémisme violent

Le C.a.e.r.t (Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme), institution de la Commission de l’Union africaine, qui a son siège à Alger (Algérie), a organisé, du 29 au 31 mai 2024, à l’Hôtel Elbo suites, à Brazzaville, en lien avec la C.i.d (Centrale d’intelligence et de documentation) qui est son Point focal au Congo, une mission d’évaluation des capacités de prévention et de lutte contre ces fléaux. La cérémonie d’ouverture de la réunion qui a bouclé cette mission s’est déroulée sous le patronage de Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local, en présence du général de division René Boukaka qui représentait le chef d’Etat-major général des Fac (Forces armées congolaises), coordonnateur du Groupe d’anticipation stratégique, de l’administrateur général de la C.i.d, le général de police de la première classe Philippe Obara, du directeur du C.a.e.r.t, Idriss Mounir Lallali et sa délégation, des cadres et sachants du C.n.s (Conseil national de sécurité), de la Cour suprême, des départements ministériels (intérieur, finances et économie forestière, des représentants des organisations de défense des droits de l’homme. Au terme de la réunion de Brazzaville, les participants ont fait des recommandations, appelant le Congo à élaborer une loi et un plan d’action pour la prévention et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Des participants à la réunon sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et l’extremisme violent.

Selon le ministre Raymond Zéphirin Mboulou, la réunion de Brazzaville rentre dans le cadre du suivi de la décision sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, adoptée par la 15ème session ordinaire de la conférence de l’Union africaine tenue du 25 au 27 juillet 2010 à Kampala, en Ouganda. Elle a permis d’évaluer, pour le compte de notre pays, les capacités de prévention et de lutte contre ce fléau, afin d’apporter «le soutien technique en matière de prévention et de lutte contre ce qui est l’une des pires hontes de l’humanité à savoir: tuer des innocents; tuer des femmes; tuer des hommes et des enfants sans raison». «Mais, quelle raison pourrait-on avoir pour donner la mort à des personnes qui ne demandent qu’à vivre en paix?», s’est-il interrogé dans son discours d’ouverture.
Dès l’entame de son propos, le ministre Mboulou a indiqué que «l’Afrique, notre continent, subit, depuis des années, les affres d’une insécurité constante, du fait des groupes armés qui sèment la mort et la désolation, devant une humanité presqu’impuissante face à l’horreur, face à l’insécurité permanente dont le lit s’est agrandi au sahel» «Bien malheureusement, cette insécurité gagne du terrain, du fait de la transnationalité organisée de la criminalité, pour atteindre, à ce jour, les pays du Golfe de Guinée et, comme toujours, avec la même violence, assortie de graves atteintes à la vie des hommes, aux droits des peuples ainsi qu’à ceux des Etats. A ce jour, le Tchad, le Cameroun, la RD Congo, tous les pays de la ceinture de sécurité du Congo sont concernés, le nôtre aussi, à l’évidence, puisque vous y êtes aujourd’hui, pour débattre de cette problématique», a-t-il poursuivi.
Il s’agit d’accompagner le Congo à élaborer «une stratégie nationale de prévention et de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, assortie d’un plan d’actions ainsi que d’une loi spéciale, pour un encadrement plus rationnel et davantage légal».

Photo de famille autour du ministre Mboulou, après la cérémonie d’ouverture.

Revisitant l’histoire du Congo, pour présenter quelques faits de triste mémoire, l’administrateur général de la C.i.d, le général de police de première classe Philippe Obara a rappelé, dans son allocution qu’«en juillet 1982, la République du Congo, notre pays, avait été endeuillée, en l’espace d’une semaine, par deux attentats, respectivement à l’Aéroport international Maya-Maya et au Cinéma Star, dans la Rue Mbaka à Poto-Poto, troisième arrondissement à Brazzaville. Le 19 septembre 1989, le vol de la compagnie U.t.a (Union des transports aériens), parti de Brazzaville, n’avait jamais atteint sa destination finale, Paris, s’étant écrasé dans le désert du Ténéré, après l’escale de Ndjaména au Tchad. L’enquête avait conclu à un acte terroriste. Après une période de relative accalmie, notre pays a versé dans une situation tumultueuse de 1992 à 2002, puis de 2016 à 2017, et en porte encore des stigmates. Les actes qui furent posés ont eu un parfum très certain de l’extrémisme violent».
Pour lui, «l’évaluation de la sécurité nationale, régulièrement faite par les services nous pousse parfois à un optimisme susceptible de couvrir un calme trompeur». «C’est pour éviter de verser dans cet optimisme qui ne met pas notre pays à l’abri d’actes terroristes, qu’il sied de savoir se remettre en cause, pour mieux comprendre et pouvoir avancer avec plus d’assurance. C’est ainsi que la C.i.d, Point focal du C.a.e.r.t, a invité cet organisme spécialisé de l’Union africaine, basé à Alger, aux fins de bénéficier de son expertise en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent», a-t-il indiqué.
Il a ajouté que «cette demande à l’endroit du C.a.e.r.t est, en outre, motivée au regard du contexte international et sous-régional caractérisé, entre autres, par la menace terroriste toujours actuelle à travers le monde, les conflits armés en Ukraine et au Proche-Orient susceptible d’exacerber l’activisme terroriste et l’activisme des groupes armés qui écument dans certains pays de la ceinture de sécurité de la République du Congo et qui ont proclamé leur affiliation aux organisations terroristes internationales».
Selon Idriss Mouni Lallali, deux objectifs essentiels de la mission sont à noter: «établir le catalogue des besoins réels du pays en assistance technique, par domaine et par ordre prioritaire; et élaborer des recommandations à l’Etat congolais sur les mesures visant à améliorer la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du plan d’actions 2002». C’est ce à quoi les participants se sont attelés durant leurs travaux. Ils ont, également, épinglé les mesures visant à renforcer la structure du Point focal et les mesures visant à améliorer la coordination et la coopération entre les services et organes de lutte antiterrorisme. La menace étant grande, l’administrateur de la C.i.d a souhaité que «les conclusions des travaux soient traduites rapidement en actes».

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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