C.h.u-B (Centre hospitalier et universitaire) de Brazzaville

Enfin l’apaisement social,
grâce à la Direction départementale du travail

La tempête sociale qui a failli de nouveau faire trembler les murs du C.h.u-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville), après l’assemblée générale de l’Intersyndicale tenue le 25 juillet 2025, exigeant le départ du directeur général, s’est apaisée, grâce aux bons offices du directeur départemental du travail de Brazzaville, Yves Roger Tséké-Tséké Ayongo, qui a conduit un processus de dialogue social entre la Direction générale du C.h.u-B et l’intersyndicale. A l’issue de ce processus de dialogue social, en deux étapes, du 4 au 6 août à la Direction départementale du travail, et du 7 au 8 août au C.h.u, une cérémonie de signature du relevé des conclusions a été organisée, vendredi 8 août 2025, dans la salle de conférence du C.h.u-B, sous le patronage du directeur départemental du travail. Ainsi, le prof Thierry Raoul Alexis Gombet, directeur général du C.h.u, les onze délégués syndicaux et le directeur départemental du travail ont signé le relevé des conclusions portant sur les modalités de résolution des points à l’origine des tensions sociales au C.h.u-B.

Prenant la parole pour la circonstance, le directeur départemental du travail a indiqué que «le C.h.u-B connaît une période particulièrement difficile, marquée par un climat social délétère pendant plus d’une année, ponctuée par une vague de grèves et aggravée par l’assemblée générale du 25 juillet 2025». «La Direction départementale du travail, en sa qualité de garante de la paix sociale territoriale du Département de Brazzaville, ne pouvait rester indifférente face au conflit collectif au sein du C.h.u-B», a-t-il déclaré.
«C’est pourquoi elle a pris l’initiative d’organiser les travaux d’apaisement du climat social auxquels ont été conviés la Direction générale du C.h.u-B et les partenaires sociaux. Les assises se sont tenues du 4 au 6 août 2025, à la Direction départementale du travail de Brazzaville, et du 7 au 8 août 2025, au C.h.u-B», a-t-il rappelé. Selon lui, «la Direction générale, garante de la paix sociale au C.h.u-B, doit offrir aux gestionnaires des ressources humaines et aux partenaires sociaux, une formation efficiente susceptible de réduire les malentendus ou incompréhensions entre eux». Pour sa part, le directeur général du C.h.u-B, le prof Gombet, a marqué sa satisfaction quant à l’aboutissement heureux du dialogue social, permettant ainsi l’assainissement du climat social dans l’établissement sanitaire qu’il dirige.
Yves Roger Tséké-Tséké Ayongo et Thierry Raoul Alexis Gombet signant le relevé des conclusions
Une vue des syndicalistes du C.h.u-B pendant la rencontre
Que s’était-il passé? Suite au cahier de charges resté sans effets, le secrétaire général de la Fesytrasas, le Dr Joël Bazoma, avait appelé à la tenue d’une assemblée générale de l’intersyndicale, le vendredi 25 juillet. Mais, la Direction générale du C.h.u lui avait refusé la salle de réunion de l’hôpital, suscitant ainsi la colère des travailleurs. A l’issue de cette assemblée générale, une déclaration avait été publiée énonçant 12 points de revendication et donnant 72 heures au directeur général pour «libérer son poste». C’est pour apaiser ce climat de tension que la Direction départementale du travail est intervenue, en conviant les deux parties au dialogue. Après examen de la déclaration lors des assises, il a été constaté que certaines revendications,  comme demander le départ du directeur général, n’ont pas un caractère professionnel. Après échange et débats contradictoires durant les assises qui se sont tenues en deux étapes, les parties ont pu aboutir à des conclusions consensuelles. D’où le relevé des conclusions lu par le Dr Joël Bazoma et qui contient les points suivants:
– l’organisation des travaux de la Commission paritaire d’avancement et de sécurité sociale 2024, au plus tard le 31 août 2025;
– l’amélioration des conditions de travail du personnel.
Les parties suggèrent au gouvernement de poursuivre l’effort de réhabilitation et d’équipement du C.h.u, en vue de l’amélioration des conditions de travail. Elles décident de la mise en place d’un Comité d’hygiène et de sécurité au travail.
Ayant constaté les difficultés du personnel d’accéder à certaines prestations sociales, les parties ont décidé de la mise en place d’une commission chargée d’évaluer la dette du C.h.u à la C.n.s.s et les arriérés de salaires. Cette année, les travailleurs du C.h.u cumulent encore deux mois d’arriérés de salaire, notamment les mois de juin et juillet 2025. Les parties demandent au gouvernement de payer ces deux mois d’arriérés de salaire. Elles ont décidé de redynamiser la commission chargée du suivi des arriérés de salaire au Trésor public et vérifier s’ils ont été envoyés à la C.c.a (Caisse congolaise d’amortissement) et d’en rendre compte au plus tard le 30 octobre 2025. Elles ont convenu de relancer les travaux de négociation de la convention collective du personnel, en vue d’harmoniser les salaires des directeurs et de la faire valider dans un délai de deux mois, à compter de la date de signature du présent relevé des conclusions.
Les parties suggèrent au gouvernement la réévaluation de la situation des arriérés de salaire des travailleurs. Dans le souci de contribuer à la sérénité du climat social au C.h.u-B et eu égard aux difficultés constatées dans l’exercice du droit syndical, elles conviennent de la nécessité d’une formation, dans un bref délai, à l’endroit des gestionnaires des ressources humaines et des partenaires sociaux.
Le traitement est long, très long, pour guérir ce gros malade qu’est le Chu de Brazzaville
La Direction générale du C.h.u est chargée de veiller à l’application de la réglementation en matière d’exercice du droit syndical. Par contre, les partenaires sociaux doivent s’interdire d’afficher tout acte contraire à leurs droits et obligations.
La Direction départementale du travail procédera au suivi de l’exécution du présent relevé de conclusions. Pour cela, elle a invité les parties à maintenir le dialogue social, comme moyen de prévention et de résolution des conflits sociaux. Après cet accord sous forme de relevé de conclusions, on s’imagine que le plus grand établissement médical du Congo connaîtra, enfin, une ère certaine de paix sociale. Pourvu que les financements ne fassent pas défaut.
Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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