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Cafai (Coopérative Académie de formation et d’aide à l’insertion) : Sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat coopératif, afin de braver le chômage

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Photo de famille des participants autour de Mme Saïda Oket, présidente de la Cafai.

La Cafai (Coopérative Académie de formation et d’aide à l’insertion) a organisé, du 30 au 31 mai 2024, avec la collaboration du Conseil consultatif de la jeunesse, à la présidence de l’Université Marien Ngouabi, à Brazzaville, un masterclass centré sur le thème: «Coopérative, vecteur d’emplois des jeunes au Congo». Cet atelier s’est tenu, en présence, entre autres, de Prince Michrist Kaba-Mboko, secrétaire exécutif du Conseil consultatif de la jeunesse, d’un représentant du directeur général du Fonea (Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage), et des représentants d’établissements d’enseignement supérieur.

Une vue du déroulement de l’atelier orgranisé par la Cafai

Le masterclass organisé par la Cafai avait pour objectif de montrer aux jeunes, à travers une table-ronde, des conférences et des témoignages des membres des coopératives, l’importance de l’outil coopératif et la nécessité d’entreprendre collectivement, afin de lutter contre le chômage.
«L’outil coopératif, bien que très peu exploité par les jeunes congolais, peut être un puissant pourvoyeur d’emplois, si on l’utilise de la bonne manière. Plusieurs pays du monde, à l’instar du Canada, de la Côte d’Ivoire, qui ont utilisé ce dispositif, se sont vus créer plusieurs emplois et plusieurs auteurs témoignent de la résistance et de la durée des entités coopératives. Au Congo, la plupart des coopératives sont basées sur le secteur agricole, bien que peu représentatives par rapport aux attentes. Les rapports des études menées au niveau du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, dénombrent, de 2018 à 2023, 6.361 coopératives créées. Dans le reste des secteurs confondus, dans le même intervalle de temps, les coopératives créées n’atteignent pas la moitié de celles de l’agriculture. On compte un nombre non-négligeable dans l’artisanat, tandis qu’elles sont rares dans les métiers de services et quasi inexistantes dans la santé. Son faible pourcentage dans la micro-finance et dans la santé dénote de la méconnaissance de l’utilité de l’outil coopératif dans tous les domaines d’activité», a affirmé Saïda Oket, présidente de la Cafai.

Pendant l’atelier de la Cafai

2024 est décrétée année de la jeunesse par le Président de la République. Cette décision appelle les pionniers du modèle coopératif d’y donner une réponse rapide, en se penchant sur des solutions novatrices et inclusives, afin de combattre le fléau du chômage, en commençant par la sensibilisation sur l’importance de l’outil coopératif et l’encadrement de personnes désireuses d’adopter l’entrepreneuriat coopératif.
D’après l’E.t.v.a Congo 2022 (Enquête de transition vers la vie active), sur cinq jeunes diplômés, un seul trouve un emploi après sa formation. L’étude révèle également que 68% des jeunes aspirent à travailler dans la Fonction publique, tandis que 17% seulement envisageant de se lancer dans l’entrepreneuriat classique. Et la répartition des jeunes par statut d’emplois montre que plus de 50% des jeunes travaillent de façon indépendante, tandis que seulement 2% d’entre eux sont membres d’une coopérative.
À ce propos, Prince Michrist Kaba Mboko pense que «si nous, jeunes, constituons 76% d’un pays et que 70% d’entre nous rêvent d’aller à la Fonction publique, je suis convaincu que nous passerons de nombreuses années à attendre cette Fonction publique, si jamais elle ne vient pas ou si elle peut arriver pour les plus chanceux d’entre nous, qu’il n’y ait pas à regretter au bout d’en temps, parce qu’on s’apercevra que ce n’est pas le rêve absolu». Pour lui, l’approche aujourd’hui, c’est dans un changement de mentalité et dans le développement de notre culture, d’aller vers l’initiative privée, vers l’entreprise, vers le communautarisme. «Seul, si vous ne pouvez pas réaliser votre rêve, concrétiser votre projet, soyez sûr qu’il y en a d’autres qui, comme vous, pensent au même projet et ont d’autres aptitudes à apporter pour vous permettre ensemble de concrétiser le projet», a-t-il déclaré.
Une cinquantaine de jeunes au moins ont été édifiés sur l’entrepreneuriat, le fonctionnement et la création des coopératives, les coopératives de travailleurs, etc. Ils ont bénéficié des témoignages des entrepreneurs et des dirigeants d’organisations associatives. En définitive, on constate que les jeunes ont la capacité de mettre en place, par une prise de conscience globale, des initiatives innovatrices, pour braver le chômage. Si les coopératives ont fait leurs preuves dans d’autres pays, dans la création multiple d’emplois, elles peuvent également être utiles pour le Congo et sa jeunesse. «Ensemble, nous pouvons transcender les défis et les contraintes, pour faire de la coopérative, un levier puissant de développement économique et social et offrir à notre jeunesse, la chance de travailler collectivement et contribuer pleinement à la prospérité de notre Nation», a fait savoir Saïda Oket.

Céleste Exaucé
SINDOUSSOULOU

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