La littérature est l’art de gérer le temps à son rythme sans se laisser abattre par le spectacle éphémère et trompeur de la vitesse. La lenteur, pour la littérature, est un triomphe et, d’autre part, elle construit la possibilité de travailler avec une illusion, pour se projeter vers l’avenir. Elle s’efforce toujours de ne pas confondre l’essentiel avec le transitoire. L’art de la lenteur s’approche et dialogue avec l’urgence. Et cela se produit, par exemple, lorsque «la littérature s’intéresse directement à des questions urgentes telles que l’écologie et les catastrophes environnementales». Elle aborde l’avenir de la planète et son éventuel effondrement, pour nous ramener à la raison.

Ces dernières années, certaines œuvres de la littérature congolaise se sont chargées d’aborder la question de la protection de l’environnement. Elles avisent que la fin du monde viendra de la main de l’homme qui détruit ce dont il a le plus besoin pour vivre: la terre et les ressources naturelles. L’écrivain Michel Innocent Péya a publié, il y a quelque temps, de nombreux ouvrages sur la question. On peut citer: «Préserver et valoriser la biodiversité en péril des trois grands bassins forestiers: Congo, Amazonie et Bornéo-Mékong» (2023); «Guerre climatique mondiale: une lutte cruciale sous-estimée» (2022); «Le Bassin du Congo: Monde sans lui, monde sans vie» (2021). A cela s’ajoute le livre de Gaston Samba, «Le Congo-Brazzaville: climat et environnement», publié en 2015.
L’écologie n’est pas une préoccupation récente dans la littérature congolaise. Il s’agit d’une lutte contre la perte de la planète et les changements climatiques, telle que nous la connaissions. La perte de tout ce prodigieux éventail d’êtres vivants, de multi-espèces, notamment des bactéries et micro-organismes, des plantes, animaux et êtres humains qui, jusqu’à récemment, assuraient la subsistance de la planète. C’est là le malaise culturel actuel des auteurs: un sentiment d’éloignement, de menace constante de perdre une vie vivable. Si l’on ne prend pas conscience, nous allons, tous, nous sentir étrangers sur notre terre.
La protection de l’environnement et de la biodiversité est un sujet qui va bien au-delà de l’entretien des arbres, des plants ou de la fabrication du compost à la maison. C’est le grand signe d’un capitalisme extractiviste dont le seul développement repose sur deux facteurs: la phagocytassions des ressources naturelles et la convoitise expansive du capital financier.
Signalons que la lecture aide à modifier notre comportement sur la nature. La littérature aborde l’écologie comme une problématique qui est définitivement politique. Et aujourd’hui, c’est un lien qui se développe et se diversifie.

R. K.

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