Chef, ça patine faute de civisme et de patriotisme certes, mais surtout faute de sanctions. L’attitude des Congolais face aux biens publics! Pas seulement pour les écoles, mais aussi dans les hôpitaux, dans les administrations! Les véhicules privés peuvent durer quatre à cinq ans; ceux de l’Etat sont amortis au bout d’un an! Il s’agit d’un problème global d’incivisme, de manque d’esprit patriotique! Il y a un département ministériel pour l’éducation, y compris pour les adultes. Voilà le constat fait par le maître des horloges. En réalité, constat constant depuis qu’il a affirmé que le ver est dans le fruit.
Il n’y a donc rien de nouveau sous la voûte du ciel en termes de comportement social déviant. Il y a longtemps que les vices ont remplacé les vertus dans la gestion de la Cité. Fraude, corruption, concussion, détournement, kulunas et m’en-foutisme, ces vices ne prospèrent que comme sanction de l’inaction, que comme sanction de «l’insanction».
Et lorsque cette «insanction» concerne les en-hauts d’en-hauts, surtout les kulunas en col blanc, il n’y a pas de raison que le peuple d’en-bas se discipline outre mesure. Nous sommes à la croisée des chemins où le devoir d’exemplarité s’impose plus que jamais. Surtout, que le maître des horloges se souviennent de cette sentence de Jacques Chirac, son ami: «Il est plus important de sanctionner un responsable que de sanctionner quelqu’un qui a moins de raison d’être exemplaire».
Prométhée

