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mercredi 12 juin 2024 | 15:09
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Chris Antoine Walembaud, coordonnateur général de la Copar : «Sur les quatre partis fondateurs qui sont restés, trois ont signé la nouvelle charte»

Confirmé récemment comme coordonnateur général de la Copar (Convention des partis républicains), une plateforme située à l’opposition, Chris Antoine Walembaud a tenu à réagir aux propos de Jean Ebina, président du P.c.2.e (Parti congolais écologique et éthique), ancien membre de la Copar, au cours de son point de presse du vendredi 9 juin 2023, à l’Hôtel Saphir à Brazzaville. Il souligne le parti de Jean Ebina n’est pas fondateur de la Copar. Interview!

* Monsieur le coordonnateur général de la Copar, dans une conférence de presse qu’il a tenu jeudi 8 juin 2023, Jean Ebina dit que son parti, le P.c.2.e, est fondateur de la Copar. Il a dénoncé votre façon de faire et il appelle au dialogue. Finalement, le malaise est-il profond au sein de votre plateforme, contrairement à ce que vous aviez dit à votre conférence de presse?
** Merci monsieur le journaliste! Le parti de Jean Ebina n’est pas fondateur de la Copar. Cela veut dire que nous dénions à Jean Ebina toute capacité de parler au nom de la Copar. Ça doit être clair et nous l’invitons à prouver qu’il est détenteur d’un document qu’on appelle charte, qui avait été élaboré et dont il serait signataire à la fondation de la Copar.
Vous me donnez, là, l’occasion de faire l’historique de notre plateforme politique. La Copar a eu comme affectio societatis, c’est-à-dire l’intention commune, à la concertation politique d’Ewo. C’est là-bas que toute l’opposition avait déploré la qualité des élections organisées dans notre pays et avait déduit que si ces élections sont mal organisées, c’est parce qu’il n’y avait pas un bon recensement, car le corps électoral était biaisé. C’est à Ewo que nous avons exigé le recensement administratif spécial. Et à loa concertation de Dolisie, la décision d’organiser le recensement administratif spécial avait été prise. C’est ça l’affectio societatis qui a conduit à la création de la Copar. Quand on est parti d’Ewo, on a mis en place une structure qui s’appelait comité de suivi des recommandations de la concertation d’Ewo. Jean Ebina ou son parti n’était pas là.
Par la suite, les partis comme le Must (Mouvement pour l’unité la solidarité et le travail) de Claudine Munari, l’U.d.r-Mwinda de Guy-Romain Kinfoussia, Convergence citoyenne de Bonaventure Mbaya, le M.n.l.c (Mouvement national de libération du Congo) de Michel Mboussi-Ngouari s’étaient retrouvés à l’Hôtel Monama, dans le premier arrondissement Makélékélé, à Brazzaville, pour mettre en place la Copar qui était dirigée, à sa création, par Guy-Romain Kinfoussia. Que Jean Ebina et son parti vous disent s’ils étaient à Ewo ou s’ils étaient au Monama et à ce moment-là, il peut avoir la qualité de membre fondateur de la Copar.

* Jean Ebina se dit membre fondateur de la Copar, parce qu’il a brandi un document signé au Palais du parlement?
** C’est faux. Justement, s’il était pragmatique, lorsque nous avons décidé de refonder la Copar, au travers de la mise en œuvre d’une nouvelle charte, il allait venir signer, pour régulariser sa situation, le 8 juin dernier.
C’est le P.r.l qui a qualité de parler au nom de la Copar. Ce n’est pas le P.c.2.e, encore moins l’U.d.l.c de Gaspard Kaya Magane. Jean Ebina n’est pas membre fondateur de la Copar. Il a raté une occasion pour régulariser sa situation. S’il a des documents qui font de lui membre fondateur de la Copar, qu’il les publie. Les partis que vous avez vu signer, le 8 juin dernier, sont membres de la Copar.
Vous savez, le pouvoir allait faire de Sibiti une constituante, c’est-à-dire une assemblée ayant pouvoir de changer la Constitution. Mais, grâce à l’activisme de la Copar, nous avons obtenu la tenue d’un referendum constitutionnel. La Copar a aidé les forces politiques à imposer le referendum constitutionnel. Celui-ci s’est tenu en 2015. Ensuite, le P.r.l n’a jamais été exclu de la Copar. À tout moment, ce parti peut venir signer la charte. Ce n’est pas parce que nous avons recadré la situation de son président, qui était coordonnateur général, parce qu’il est membre du gouvernement, que nous l’avons exclu, non. La Copar peut signer la charte, à tout moment.

* Pourquoi avez-vous attendu sept ans, pour sortir de la situation de coordonnateur général par intérim?
** C’est une erreur d’avoir attendu aussi longtemps. Nous l’admettons. Il faut être clair, de manière objective: le coordonnateur général de la Copar ne peut pas être ministre. Nous pensions, à l’époque, que Fylla Saint-Eudes aurait l’honnêteté intellectuelle de dire que je suis allé au gouvernement et l’article 27 de la Constitution me fait obligation de réserve et de solidarité gouvernementale. Pour le moment, je prends du recul. Nous avons attendu sept ans, il ne l’a pas fait. C’est par élégance intellectuelle qu’on a laissé cette situation. Mais, c’est une erreur qui a rendu la plateforme inefficace. Les journalistes ne cessaient de dénoncer la léthargie de la Copar. Comme il n’est pas trop tard pour bien faire, nous avons pris nos responsabilités, en abrogeant la disposition qui prévoit l’intérim. On ne peut pas être intérimaire pendant sept ans. Fylla Saint-Eudes ne parle plus de la Copar, pourquoi Jean Ebina lui fait dire qu’il n’est pas d’accord?
Si la contradiction est portée par le P.r.l, nous allons leur rappeler que la prise de décisions au niveau de la Copar, c’est le consensus et non pas l’unanimité. Sur les quatre partis fondateurs qui sont restés, trois ont signé. Même si le P.r.l, qui a été de tous les combats, n’était pas d’accord, il serait minoritaire.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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