Chronique des quartiers
Saint-Valentin: les Congolaises partagées entre bouquets de fleurs et d’argent !
Avec l’évolution des mœurs et la conjoncture économique actuelle, les offreurs de cadeaux ont souvent le cœur partagé entre le traditionnel bouquet de fleurs, symbole de l’amour et le désormais bouquet d’argent au goût du jour, que beaucoup de femmes congolaises affectionnent depuis quelques temps. La plupart d’entre elles tournent le dos à ces roses aux variétés adoucissantes, exprimant leur attrait pour la nouveauté. Des bouquets d’argent devenus source de tension voire de division dans les couples, quand arrive la Saint-Valentin, la fête des amoureux, le 14 février de chaque année.
Quand on est amoureux, la Saint-Valentin tourne parfois au casse-tête. Ce n’est plus que pour les anniversaires de naissance et de mariage, la Saint-Valentin étant aussi devenue une exigence. Les femmes congolaises apprécient plus les bouquets d’argent, avec des billets de 500, 1.000, 2.000, 5.000 voire 10.000 francs Cfa, que les bouquets de fleurs qui symbolisent pourtant l’amour. La veille de la fête est devenue synonyme de tension dans les couples qui vont jusqu’à se disloquer avant même le jour-j ou après l’évènement.
Pourtant, l’amour n’a la couleur d’aucun billet de banque. «Incolore et inodore», ironisent des sociologues. Mais, de plus en plus de femmes congolaises désirent les bouquets d’argent pour, disent-elles, subvenir à certains de leurs besoins, à la place du traditionnel bouquet de fleurs artificielles ou naturelles, qui finiront dans un bac à poubelle Averda, au lendemain de la fête.
«La Saint-Valentin arrive. J’ai déjà dit à mon mari d’arrêter de m’offrir des fleurs qu’il achète très cher et que j’ai du mal à entretenir après. Ça se gaspille et on jette ça à la poubelle. Je préfère qu’il m’offre un bouquet d’argent avec des billets de 1.000 ou 2.000. Je ne demande pas beaucoup. Ce bouquet d’argent, je peux le garder dans la chambre. Et quand je vais galérer, je vais l’utiliser pour m’acheter quelque chose à manger, nous acheter de quoi manger à la maison», explique une Congolaise mariée.









