Commentaire
Enfin, Mgr Gelasse Armel Kema
a demandé pardon à son confrère !
Archevêque métropolitain d’Owando, dans le Département de la Cuvette, Mgr Gelasse Armel Kema a demandé pardon à son confrère, Mgr Armand Brice Ibombo, évêque de Ouesso, dans le Département de la Sangha, au cours d’une messe solennelle célébrée dimanche 17 août 2025, en la Cathédrale Christ-Roi d’Owando, par Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville, en qualité de médiateur, en présence des autres évêques du Conseil permanent de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo). Le geste a été répété lundi 18 août en la Cathédrale Saint-Pierre Claver de Ouesso au cours d’une messe. Les chrétiens ont applaudi. Le geste est louable, il permet à tous de revenir aux bons sentiments et surtout de sauver l’amour fraternel au sein de l’Eglise.
Dans ce deuxième commentaire, nous nous sommes enfin permis de citer les noms des évêques concernés par l’affaire des audios qui ont scandalisé les prêtres et les chrétiens au cours de ce mois d’août. Le dénouement heureux, pour l’Eglise du Congo, de cette affaire, avec les gestes de pardon que se sont fait l’un envers l’autre Mgr Kema à Owando et Mgr Ibombo à Ouesso, nous permet d’éclairer la lanterne des lecteurs sur ce qui s’est passé.
On ne sait pas quand est-ce que les faits datent. Toujours est-il qu’au début du mois d’août 2025, commencent à circuler sur WhatsApp, trois audios relatifs à l’enregistrement de conversations que Mgr Kema a eu avec un chrétien catéchiste de Ouesso avec qui il entretient de bons rapports amicaux, se permettant de parler de tout et de rien. Et dans ces audios, il tient des propos malveillants à l’égard de Mgr Ibombo et même de sa communauté ethnique. Il faut dire que Mgr Kema avait assuré l’intérim de l’évêque de Ouesso, chef-lieu du département dont il est ressortissant, jusqu’à la nomination et l’installation de Mgr Ibombo, qui fut prêtre du Diocèse de Gamboma.
Devant ce scandale, les quatre évêques du Conseil permanent de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) se sont retrouvés et ont décidé de publier un message, pour présenter un pardon collectif aux chrétiens, d’autant plus que Mgr Kema est aussi membre du Conseil permanent. Mais, cette démarche, à savoir la publication d’un message, ne s’est pas révélée suffisante pour calmer la tempête d’indignation qui s’était levée et pour guérir les blessures dans les cœurs.
Il a fallu donc cet engagement d’aller vers les chrétiens, leur parler directement et demander pardon de vive voix. Mgr Kema l’a personnellement fait à l’égard de son confrère, devant les autres évêques et devant les chrétiens, à Owando, puis une deuxième fois à Ouesso. Mgr Ibombo l’a aussi fait à Ouesso et le tout de manière sincère, il faut l’espérer. Comme quoi, à quelque chose malheur est bon. Si les audios n’étaient jamais publiés, on n’aurait pas mesuré la force du pardon et l’hypocrisie aurait continué à régner en sous mains de la noble mission ecclésiastique qu’ils sont appelés à accomplir. On est tous des pécheurs, c’est le repentir qui nous sauve.









Père archevêque, face à la gravité de vos propos contre vos frères et confrères vous ne devriez plus vous appesantir sur la responsabilité de ceux qui ont rendu public ces audios, car autant ils peuvent être poursuivi en justice autant vous pouvez l’être aussi.