L’augmentation de l’insécurité et de la criminalité que connaît le Congo affecte pleinement la vie nocturne en ce qui concerne la culture. La culture est un secteur déjà très en baisse, d’abord à cause de la crise économique que traverse notre pays depuis juin 2015, puis du choc de la pandémie de covid-19 (2020-2022). Depuis 2023, le secteur de la culture tente de se relever, à Brazzaville et à Pointe-Noire. Voilà que l’insécurité vient lui asséner un coup de massue. Les spectacles en soirée deviennent difficiles à organiser, en raison de l’insécurité nocturne dans les quartiers.
La culture fait partie intégrante de la vie quotidienne. La vie culturelle prend de l’ampleur en soirée. Si les conférences et autres rencontres littéraires, les vernissages d’exposition de peinture, les expositions (de sculpture, de photographie, d’art, d’ouvrages…), se déroulent souvent en journée (matinée et après-midi), les spectacles de musique, d’art, de théâtre, le cinéma, etc, dont certains ont parfois besoin de jeu de lumière, se tiennent souvent en soirée, pour se terminer la nuit. Et si au retour, les spectateurs se retrouvent en insécurité nocturne dans leurs quartiers, la vie culturelle en est évidemment impactée.
On ne peut pas parler de culture, sans considérer la sécurité publique. La vie culturelle et touristique s’épanouit dans des villes en sécurité. Depuis le phénomène des bébés noirs et autres kulunas, la vie culturelle dans les deux grandes villes du pays s’en trouve impactée. Les habitants des quartiers peu sûrs évitent d’aller aux spectacles en soirée. Et si les spectacles en soirée n’ont plus de spectateurs, les organisateurs se découragent.
Au Congo, il y a actuellement des besoins urgents, comme la résolution du problème de l’insécurité accrue qui impacte le secteur culturel. Bien que les autorités s’efforcent à remédier à cette terrible situation d’insécurité, les populations de leur coté estiment que celle-ci s’amplifie plutôt. Il faut des mesures efficaces, comme la réhabilitation de l’éclairage public dans les grandes avenues, les patrouilles de police et de gendarmerie jusque dans les quartiers reculés, pour tenter de revitaliser les activités nocturnes. Malheureusement, avec les difficultés de l’électricité, comment on peut envisager la réhabilitation de l’éclairage. Trop de situations qui font que le gouvernement donne l’impression d’être dépassé.
Il y a lieu de reconnaître que la réponse à la crise sécuritaire passe aussi par une approche globale qui inclut la promotion de la culture dans les quartiers vulnérables. Une manière d’éduquer la jeunesse. Car, trop de jeunes sont en proie à la drogue (tramadol, chanvre, alcool, etc). Le gouvernement doit s’invertir davantage dans la lutte contre l’entrée de la narco-culture ou du trafic de drogue au sein de la population jeune. La lutte contre l’insécurité publique est donc d’un enjeu important. Elle permet non seulement de rétablir la sécurité publique, mais aussi de relancer le fonctionnement des différents secteurs de la vie nationale, comme la culture et le tourisme.

Roland KOULOUNGOU

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