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Commune d’Oyo (Département de la Cuvette) : Un colloque international, Cielbo, en mémoire d’Edith Lucie Bongo-Ondimba

En collaboration avec la Felbo (Fondation Edith Lucie Bongo-Ondimba) et d’autres partenaires, la Primature a organisé, le mercredi 13 mars 2024, dans la salle Canal+ d’Oyo, commune du Département de la Cuvette, un colloque international sur la docteure Edith Lucie Bongo-Ondimba, fille aînée du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, et ancienne épouse de feu le Président Omar Bongo-Ondimba du Gabon. La cérémonie d’ouverture de ce colloque, baptisé Cielbo, sera patronnée par la Première dame, Antoinette Sassou-Nguesso, en présence du Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, des membres du gouvernement et des personnalités africaines dont des premières dames.
Le 14 mars est le jour du triste anniversaire de la disparition, en 2009, de Mme Edith Lucie Bongo-Ondimba, à l’âge de 45 ans, des suites de maladie. Fille aînée du Président Denis Sassou-Nguesso et de sa première épouse, Mme Marie-Claire Dirat, elle aurait eu ses 60 ans en 2024. Arrachée de ce monde, à fleur d’âge, elle a marqué son époque par le témoignage de sa vie et ses œuvres sociales.
Edith Lucie Sassou Guesseau, de son nom de naissance, a fait tout son cursus scolaire à Brazzaville, ville où elle est née un certain 10 mars 1964. Pour ses études supérieures, elle va s’inscrire, en 1982, à l’I.n.s.sa (Institut national des sciences de la santé) de Brazzaville, alors que son père est au pouvoir depuis trois ans. Elle refusa en effet de bénéficier d’une bourse d’études à l’étranger, voulant s’assurer un avenir par ses propres efforts, comme nombre de ses compatriotes. Ce qui lui permettra de mieux connaître son pays.
Munie d’un doctorat en médecine, après une thèse sur les maladies infantiles soutenue en 1989, elle commence à exercer sa profession à Brazzaville. Le destin l’emmène à quitter son pays tant aimé, pour devenir première dame du Gabon, en août 1990, étant devenue l’épouse du Chef d’Etat de ce pays voisin. Un grand défi pour elle, car étrangère, elle est vue de prime abord, par les nationaux, comme celle qui a pris la place d’une Gabonaise. De par sa façon d’être, ses relations avec les populations et surtout ses œuvres humanitaires dans son pays d’adoption, elle sera vite adulée comme Première dame. En 1996, elle crée la Fondation horizons nouveaux, qui se consacre à aider non seulement les enfants, mais principalement les enfants handicapés.
C’était une jeune dame qui bouillonnait d’initiatives et qui était ouverte à toutes les couches sociales. Dans son pays d’origine comme dans son pays d’adoption, les témoignages sont foisons sur son altruisme et sa modestie. Indignée par les divisions de la classe politique congolaise à l’origine des guerres fratricides, elle influencera beaucoup la politique de son père, Denis Sassou-Nguesso, dans le sens du dialogue et de la réconciliation. Certains acteurs politiques exilés ont bénéficié de son concours pour regagner leur pays.
A Libreville, Edith Lucie Bongo-Ondimba va laisser deux grandes œuvres, le Complexe scolaire privé Michel Dirat (du nom de son grand-père maternel qui fut instituteur et connu dans son amour pour les enfants, allant de village en village pour les enseigner) créé en 2000 et qui réunit un collège et un lycée, et la Polyclinique El Rapha, une structure sanitaire de référence inaugurée en 2002 et dont elle a présidé le conseil d’administration jusqu’à son décès.
Au plan politique, elle sera la cheville ouvrière de la création, en 2002, de l’O.p.d.a.s (Organisation des premières dames d’Afrique contre le sida) et dont elle sera la toute première présidente en exercice en 2003,et qui deviendra, en 2022, l’O.p.d.a.d (Organisation des premières dames d’Afrique pour le développement) dont Mme Antoinette Sassou-Nguesso a assuré la présidence en exercice pendant trois ans, de juillet 2019 à juillet 2022.
Plusieurs communications ont été données dans le cadre de la première édition du Cielbo, organisée par la Primature et la Felbo, à Oyo, avec la participation des dames africaines comme la Centrafricaine Catherine Samba-Panza ou l’Ivoirienne Simone Ehivet, ancienne épouse Laurent Gbagbo. Le colloque a été suivi, le lendemain jeudi 14 mars, de la journée de recueillement marquant le 15ème anniversaire de la disparition d’Edith Lucie Bongo-Ondimba, sous le patronage du Président Denis Sassou-Nguesso.

Urbain NZABANI

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