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Conférence débat sur la règlementation des changes : Sensibiliser les acteurs et les usagers à la règlementation des changes

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Les responsables organisateurs de la conférence débat sur la règlementation.

L’A.d.i.t.b (Association des diplômés de l’Institut technique de banque de Paris) section Congo, a organisé, vendredi 5 mai 2023, à Brazzaville, sous le parrainage conjoint de l’Apec (Association professionnelle des établissements de crédit), de l’Anif (Agence nationale d’investigation financière) et de l’Ecole supérieure de banque de Paris, une conférence débat sur le thème: «La règlementation des changes dans l’espace Cemac et au Congo: enjeux et défis». Cet évènement était jumelé à la cérémonie de remise des diplômes aux finalistes de l’I.t.b (Institut technique de banque de Paris), des promotions 2021 et 2022.

Plusieurs personnalités du monde de la banque étaient présentes aux deux cérémonies. On peut citer Calixte Tabangoli, directeur général de la Banque postale, président de l’Apec, Samuel Tsakala, président de l’A.d.i.t.b Congo, André Kanga, directeur général de l’Anif, Mme Léticia Tartour, directrice du Campus international de l’Ecole supérieure de banque de Paris (France).

Les panélistes à la conférence débat.
Les panélistes à la conférence débat.

La conférence a eu trois panels. Le premier a porté sur le cadre juridique de la règlementation des changes. Le deuxième sur les transactions courantes des opérations capitales et des opérations de couverture, et le dernier panel sur les mécanismes de contrôle et de gestion des risques dans les opérations des changes. Ces thèmes ont été présentés par des cadres de la banque centrale, du ministère des finances, des établissements bancaires et des cabinets d’audit. La modération était assurée par Justin Bayékola Ngouma, analyste financier à l’Anif.
La Cemac avait adopté des dispositions relatives à la règlementation des changes. Ainsi, les enjeux et les défis à relever dans son application étaient au centre du débat. Globalement, ce dispositif a été inopérant, à cause de plusieurs raisons, dont la faible connaissance des textes par les parties prenantes et l’absence de vulgarisation. Cela a abouti à l’ineffectivité de sa mise œuvre. On a noté aussi une énorme faiblesse du dispositif opérationnel de suivi et de contrôle.
Bref, la règlementation des changes met en suspens aussi bien les acteurs comme les services des douanes, des impôts, les établissements de transfert de fonds, les banques, les sociétés d’import et export et la direction générale de la monnaie et des relations extérieures financières que les usagers que sont les opérateurs économiques, les clients de tous genres, les voyageurs et les sociétaires des banques.
Un des participants, Alphonse Trois Junior Nzingoula, chargé de conformité à la banque U.b.a Congo, a donné son appréciation en ces termes: «Vous savez, entre la rédaction d’un texte et son application, il existe parfois des écarts. Moi, en tant que praticien de la banque, c’est ce que nous relevons au quotidien. C’est pourquoi nous profitons de telles occasions pour pouvoir porter à l’attention des régulateurs, comme la Banque centrale, le Ministère des finances, la Commission bancaire de l’Afrique centrale et l’Anif, certaines difficultés. Nous sommes obligés d’apporter des observations que nous avons pour avoir des éclaircissements. Pour nous les banques sont les régulateurs de l’activité bancaire. Ce que je recommande que la Banque centrale anime beaucoup de séances de sensibilisation».
Après le débat, il y a eu la remise des diplômes aux finalistes des promotions de 2021 et 2012 de l’I.t.b de Paris. Ils étaient plus d’une dizaine, appartenant aux établissements de crédit et de microfinances. «L’I.t.b a toujours su apporter une réponse efficace et pragmatique aux besoins de la profession. Le rêve est de disposer d’un personnel de qualité et excellent qui permet de garantir la pérennité du secteur bancaire, maillon essentiel du circuit de financement de l’économie nationale», a déclaré Samuel Tsakala, président de l’A.d.i.t.b Congo, pour les encourager.
De même, Mme Léticia Tartour a encouragé les nouveaux diplômés à poursuivre leurs efforts et à continuer à se développer professionnellement. Pour Calixte Tabangoli, président de l’Apec, «cette cérémonie de remise des diplômes vise la culture de l’excellence. Le diplôme de l’I.t.b est un diplôme accélérateur de carrière».

Martin
BALOUATA-MALEKA

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