Dans un atelier organisé jeudi 3 octobre 2024, à l’Hôtel Radisson Blu, à Brazzaville, les cadres assurant le fonctionnement du Pagir (Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services) ont été amenés à comprendre et à maîtriser les mécanismes de décaissement des fonds mis à la disposition de ce programme financé par la Banque mondiale, à la suite d’un accord de prêt de 70 millions de dollars Us (environ 42 milliards de francs Cfa) avec le gouvernement congolais. Lancé officiellement le 28 mars 2024, ce programme a une durée de quatre ans.

L’atelier du Pagir s’est déroulé sous le patronage de Sylvain Lékaka, directeur de cabinet au Ministère du budget, des comptes publics et du portefeuille public. Tout le gotha assurant le fonctionnement du Pagir y était présent, notamment Gervais Bouiti-Viaudo, conseiller spécial du Premier ministre, président du Comité de pilotage du Pagir, Ousmane Bachir Deme, spécialiste principal en matière de gouvernance à la Banque mondiale, co-chargé du Pagir, Thomas Bandia, coordonnateur de l’Unité de coordination du Pagir et Nicolas Okandzi, secrétaire permanent des réformes des finances publiques au niveau opérationnel, ainsi que d’autres cadres, notamment ceux venus des administrations publiques économiques et financières, de la représentation de la Banque mondiale au Congo, comme Mme Fabienne Mroczka, spécialiste en matière de gouvernance, la chargée du Pagir et les représentants de l’A.f.d (Agence française de développement).
Le Pagir a pour mission de soutenir les réformes de la gestion des finances publiques, pour accroître l’efficacité de la mobilisation des ressources domestiques et maîtriser la gestion des dépenses publiques, avec un accent particulier sur les secteurs de la santé et de l’éducation. Les bénéficiaires en sont certaines institutions (Primature, ministères sectoriels, parlement…) et des organisations de la société civile.
L’atelier a permis aux participants de comprendre le mécanisme de décaissement des fonds du Pagir, à travers les différents textes légaux régissant et garantissant son mode de gestion. Parmi ces textes, il y a notamment un arrêté portant modalités de gestion des ressources du Pagir, signé le 17 septembre 2024 par le ministre de l’économie et des finances, Jean-Baptiste Ondaye, et le ministre du budget, des comptes publics et du portefeuille public, Ludovic Ngatsé. A cela s’ajoute la Convention d’ouverture et de fonctionnement du compte séquestre du Pagir, logé à la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale). Ce texte a été signé le 11 avril 2024 entre le gouvernement et la B.e.a.c, par Albert Ngondo, directeur général du Trésor public et Serge Dino Daniel Ngassakys, directeur national de la B.e.a.c.
Le Pagir comporte deux volets, dont l’un est axé sur les résultats, donc la Gar (Gestion axée sur les résultats), d’un montant de 55 millions de dollars américains et l’autre volet porte sur les projets d’investissement, d’une valeur de 15 millions de dollars américains.
«Le gouvernement s’est engagé, depuis quatre ans, dans le nouveau cadre des réformes des finances publiques. Il a été adopté pour accélérer les réformes en matière des finances publiques. Le contexte actuel est marqué, entre autres, par les difficultés de payement des salaires qui justifie la nécessité de continuer à mobiliser tous les acteurs, pour accélérer la cadence des réformes des finances publiques qui pourront avoir un impact majeur sur le budget et l’économie du pays», a déclaré Ousmane Bachir Deme de la Banque mondiale.
A son tour, Sylvain Lékaka, directeur de cabinet du ministre en charge du budget, a insisté sur la portée du projet: «Le Pagir est le fruit des relations fructueuses que le Congo a avec le Groupe de la Banque mondiale. Ce qui est de particulier, c’est que le Pagir apporte une innovation qui consiste à lier le décaissement des ressources à l’atteinte des objectifs, notamment les objectifs fixés dans une feuille de route retenus ensemble avec la Banque mondiale. Notre pays est en train de basculer dans une gestion budgétaire en mode programme. Le Pagir a une autre vertu, c’est que le programme est basé sur l’amélioration de la gouvernance».

Martin
BALOUATA-MALEKA

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