La sixième et dernière revue du programme économique et financier du Congo, au titre de la Fec (Facilité élargie de crédit) approuvée le 21 janvier 2022, par le Conseil d’administration du F.m.i (Fonds monétaire international), s’est achevée, le 12 mars 2025. Ce qui a donné lieu au décaissement immédiat d’environ 43 millions de dollars (soit environ 26 milliards 144 millions de francs Cfa). Dans le communiqué qui a annoncé la conclusion de cette revue, Nigel Clarke, ancien ministre des finances de la Jamaïque, directeur général adjoint du F.m.i et président par intérim du Conseil d’administration, a fait une déclaration dans laquelle il encourage le gouvernement à «poursuivre l’assainissement des finances publiques» et à «accroître les dépenses sociales et de développement». Ci-après, l’essentiel de cette déclaration.
«La reprise économique de la République du Congo s’est poursuivie à un rythme modéré, à la faveur d’une croissance hors hydrocarbures robuste. Toutefois, d’importants risques baissiers demeurent, notamment en raison de la volatilité des cours pétroliers, de l’accumulation d’arriérés intérieurs, de difficultés liées à la gestion de la dette et de la trésorerie, ainsi que de tensions en matière de financement. Les mouvements sociaux, dans un contexte d’accumulation de nouveaux arriérés de salaires et de pensions, pourraient compliquer la mise en œuvre des réformes. Étant donné que les coupures d’électricité persistantes font grimper les coûts de production et que la fin du plan de résilience a entraîné la suppression des exonérations fiscales, l’inflation devrait rebondir à près de 4% en 2025, avant de revenir à la cible régionale de 3%. Face à l’incertitude mondiale et aux difficultés de financement, il serait important de poursuivre les efforts visant à maintenir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, tout en visant une croissance inclusive, plus forte et plus résiliente.
«Les performances du programme ont été mitigés. Tous les critères de performance quantitatifs à fin juin 2024 ont été atteints, mais les critères de performance liés un plafond continu de zéro sur les nouveaux arriérés extérieurs, la nouvelle dette extérieure non-concessionnelle et la nouvelle dette garantie par des ressources naturelles n’ont pas été respectés. Les progrès en matière de réformes structurelles se poursuivent malgré quelques retards. Des mesures correctives décisives ont été prises pour améliorer la performance du programme.
«Les autorités sont encouragées à poursuivre l’assainissement des finances publiques. Le maintien de la discipline budgétaire en matière de dépenses, un élargissement de la base d’imposition et une réduction des dépenses fiscales devraient progressivement créer l’espace budgétaire nécessaire pour accroître les dépenses sociales et de développement. Il est également essentiel de faire avancer la réforme des subventions au secteur l’énergie et d’améliorer les aides sociales ciblées.
«Il est primordial de renforcer la gestion de la dette et de la trésorerie pour assurer la viabilité de la dette, éviter des retards dans le service de la dette et améliorer l’efficacité des dépenses publiques. Il demeure essentiel d’améliorer davantage la coordination entre les organismes publics sur les questions liées à la gestion de la dette et d’accroître la transparence de la dette publique.
«La diversification économique, indispensable pour le pays et qui repose sur l’investissement privé, dépendra de la mise en œuvre efficace et soutenue de réformes structurelles et de gouvernance. Il sera absolument nécessaire d’améliorer la transparence des finances publiques et du secteur des hydrocarbures, et d’avancer dans la mise en œuvre de l’architecture de lutte contre la corruption, notamment en améliorant le cadre de L.b.c/F.t (Lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme). Favoriser l’inclusion financière, accélérer les réformes des entreprises publiques et soutenir l’adaptation aux risques émanant du changement climatique contribueront, à moyen terme, à une croissance inclusive et résiliente».
(Tiré du communiqué du F.m.i)








