Dans un communiqué publié le mercredi 12 mars 2025 et repris par le gouvernement, le Conseil d’administration du F.m.i a achevé la sixième revue de l’accord au titre de la Fec (Facilité élargie de crédit), en faveur du Congo-Brazzaville, approuvé le 21 janvier 2022. «Ce qui a permis un décaissement immédiat de 43 millions de dollars. Ce financement du F.m.i continuera d’aider les autorités à mettre en œuvre leurs politiques de développement, à maintenir la stabilité macroéconomique et à renforcer la reprise économique dans un contexte de resserrement des conditions financières», précise le communiqué. Mais, le gouvernement est appelé à poursuivre les réformes, en raison des retards connus.

Le F.m.i a constaté que la reprise économique en République du Congo «s’est poursuivie à un rythme modéré dans un contexte domestique et extérieur difficile, tandis que les pressions inflationnistes ont diminué. La performance du programme a été mitigée lors de la sixième revue, avec des retards persistants dans la mise en œuvre des réformes structurelles».

Christian Yoka.

«Les autorités ont remédié au non-respect des critères de performance liés au service de la dette extérieure, à la nouvelle dette extérieure non concessionnelle et à la nouvelle dette garantie par des ressources naturelles. Des dérogations ont été accordées sur la base des mesures correctives prises. Celles-ci incluent le règlement complet de tous les arriérés extérieurs nouvellement accumulés, un resserrement budgétaire additionnel pour améliorer la trésorerie, et des mesures pour renforcer l’échange en temps opportun d’information sur les questions de dette. Les indicateurs de réforme concernant les dépenses des filets de sécurité sociale et l’adoption des lois sur la T.v.a liées aux hydrocarbures ont été mis en œuvre avec du retard, tandis que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour assurer la pleine opérationnalisation du Système d’information de gestion des finances publiques (Sigfip)».
«La politique budgétaire est axée sur la réduction des fragilités tout en renforçant la viabilité de la dette. Les tensions de liquidité persistantes ont conduit les autorités à entreprendre une opération de reprofilage de la dette intérieure visant à allonger les maturités des obligations du Trésor».
«Pendant ce temps, le déficit fiscal a diminué plus que prévu en 2024, en raison d’une sous-exécution de la masse salariale, des investissements et des dépenses sociales. Le budget approuvé pour 2025 vise à maintenir l’élan de la consolidation fiscale, tout en priorisant les dépenses de développement et sociales essentielles. Une meilleure mobilisation des ressources intérieures, notamment par l’avancement des réformes des prix de l’énergie et l’augmentation de la collecte des recettes hors hydrocarbures, reste cruciale pour faire face aux pressions de liquidité dans un contexte où la dette publique demeure élevée».
«Des efforts renouvelés sont nécessaires pour maintenir l’élan des réformes structurelles. Une meilleure gestion des finances publiques, soutenue par la mise en œuvre complète du Sigfip, favorisera des dépenses de développement plus importantes, plus efficaces et de meilleure qualité. Des réformes de gouvernance plus larges, englobant la lutte contre la corruption et la transparence, seront également essentielles pour améliorer l’environnement des affaires».

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