Cour d’appel de Brazzaville
Ouverture de la session criminelle,
avec au programme 71 affaires
Le 23 octobre 2024, un événement judiciaire s’est produit à la Cour d’appel de Brazzaville, avec l’ouverture de la session criminelle, longtemps attendue, en raison des affaires qui se sont accumulées. Dans la salle d’audience, il y avait à cette occasion, des figures éminentes telles que Henri Bouka, premier président de la Cour suprême, Aimé Ange Wilfried Bininga, garde des sceaux, ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones. Jean Ngombo, premier président de la Cour d’appel, a annoncé que 71 affaires sont inscrites à cette session criminelle ordinaire, qui se tient jusqu’au 8 mars 2025. Elles sont, pour la plupart liées à des crimes d’assassinat, dont le meurtre d’Anne Félicité Massamba-Débat, fille de l’ancien Président de la République, et de Van-Bauer Ibara, étudiant en master à la Faculté de droit, brutalement assassiné à l’aide d’armes blanches, par des bébés noirs, le 12 août 2024, devant son domicile, à Talangaï.
La session criminelle de la Cour d’appel représente un pilier de la démocratie et de la justice, où la loi est appliquée et la justice est rendue, dans des affaires sensibles et souvent douloureuses liées au crime. Chaque affaire porte en elle des histoires de vie, des enjeux sociaux et des implications qui nécessitent une attention méticuleuse et une délibération équitable pour dire le droit et manifester le pouvoir de justice du peuple à travers les magistrats et les membres du jury.










