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Crise libyenne : Le processus de paix dans l’impasse, après la démission d’Abdoulaye Bathily

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Le Président Denis Sassou-Nguesso (au milieu) en février dernier à Kintélé.

Confirmée en février dernier, à Brazzaville, lors de la 9ème réunion du comité de haut niveau de l’U.a (Union africaine), et prévue le 28 avril 2024, à Syrte, en Libye, la conférence de réconciliation inter-libyenne, prélude aux élections générales dans ce pays, a été reportée sine die, après la démission inattendue, le 16 avril dernier, de l’émissaire du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, le Sénégalais Abdoulaye Bathily. Sa démission est motivée par «le manque de volonté politique et de foi des dirigeants libyens» dans le règlement de la situation de leur pays, affirme-t-il. Cette décision a plongé, en effet, le processus de retour à la paix dans ce pays dans l’incertitude.

Le processus de retour à la paix en Libye, pays déchiré depuis 2011 par une guerre civile, après l’assassinat de Mouammar Kadhafi, a du plomb dans l’aile. A l’initiative du Président congolais, Denis Sassou-Nguesso, le comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye avait tenu, le 5 février 2024, à Kintélé, au Nord de Brazzaville, sa 9ème réunion et dernière réunion avant la conférence de réconciliation inter-libyenne.
Lors de la rencontre de Kintélé, les participants ayant examiné l’état d’avancement du processus de réconciliation nationale en Libye, prélude à la tenue des élections transparentes et apaisées dans ce pays, s’étaient accordés sur la date du 28 avril 2024, pour la tenue de la conférence de réconciliation nationale inter-libyenne. Ces assises devraient avoir un seul objectif: baliser la voie qui mènera vers les élections générales, inclusives, transparentes et apaisées.
Seulement, à une dizaine de jours de la tenue de ces assises tant attendues, Abdoulaye Bathily, l’un des principaux acteurs chargés de conduire le processus du retour de la Libye à la paix, a jeté l’éponge. Le représentant du secrétaire général des Nations unies en Libye a justifié sa démission par «le manque de volonté politique et de bonne foi des dirigeants libyens qui sont contents de l’impasse actuelle», selon lui. Il a aussi dénoncé l’égoïsme de ces derniers qui privilégient leurs propres intérêts au détriment de ceux de leur peuple. C’est la principale raison invoquée par le diplomate onusien, d’origine sénégalaise, pour justifier son départ, dix-huit mois seulement après être arrivé à Tripoli, la capitale libyenne. En clair, il est confronté à l’impossibilité de réconcilier les deux camps rivaux qui se disputent le pouvoir depuis la disparition de Kadhafi.
La décision d’Abdoulaye Bathily témoigne, une fois de plus, que le retour à la paix en Libye est une mission difficile. En cause, entre autres, l’ingérence des puissances étrangères qui, pour des raisons politiques et économiques, entravent les initiatives de retour à la paix dans ce pays potentiellement riche en pétrole et gaz. Cela a d’ailleurs été dénoncé par plusieurs orateurs du haut de la tribune de la 9ème réunion du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, à Brazzaville. L’agenda libyen du Président congolais semble donc, pour l’instant, au point mort, après tant de travail abattu.

Hervé EKIRONO

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