Débat à l’Université de Kintélé

«Entre résilience et développement, quel modèle urbain pour les villes congolaises?»

A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, l’Université Denis Sassou Nguesso, située dans la commune de Kintélé, voisine de Brazzaville, a organisé, jeudi 5 juin 2025, avec l’appui de la délégation de l’Union européenne, dans le cadre de la célébration du Mois de l’Europe, un débat basé sur le documentaire vidéo: «Entre résilience et développement, quel modèle urbain pour les villes congolaises?». C’était, pour les participants, dont des étudiants, des enseignants chercheurs, une grande occasion d’échanger avec des urbanistes, des représentants institutionnels et de la société civile, afin d’interpeller la conscience collective et individuelle, sur les actions nécessaires à mener en faveur de la protection de l’environnement. Le débat s’est déroulé sous la modération de notre confrère Fiacre Nkombo, du quotidien «Les Dépêches de Brazzaville».

Le documentaire vidéo à la base du débat a été tourné dans les villes de Nkayi et d’Owando, dans le cadre du Programme villes résilientes, un partenariat phare entre l’Union européenne et le Congo. Il était projeté pendant 27 minutes, avant que le débat ne s’ouvre.
Avant cela, il y a eu évidemment la cérémonie d’ouverture de la rencontre. On y notait la présence de Ludovic Ngatsé, ministre de l’économie, du plan et de l’intégration régionale, du prof Ange Antoine Abéna, président de l’Université Denis Sassou Nguesso, Antoine Mampangui, directeur de cabinet du ministre de l’assainissement, du développement local et de l’entretien routier, Batoumissa Malanda, maire de N’Kayi, Sylvain Ebalé, secrétaire du bureau exécutif du Conseil municipal d’Owando, représentant le maire de cette ville, Augustin Thsiani Bondo, premier conseiller chargé de la coopération à la délégation de l’Union européenne, Oscar Otoka, délégué général aux grands travaux, etc.
Pendant l’atelier sur les villes résilientes
Les participants au débat sur l’environnement à l’Université de Kintélé
Dans son mot de bienvenue, le prof Ange Antoine Abena s’est réjoui de la présence de toutes les éminentes personnalités qui ont bien voulu faire le déplacement de Kintélé pour célébrer «le combat pour une humanité verte». Il a remercié la délégation de l’Union européenne, pour avoir choisi l’Université de Kintélé, afin d’abriter cette rencontre.
Cette année, la célébration de la journée mondiale de l’environnement, organisée le 5 juin de chaque année depuis 1974 par les Nations unies, est placée sous le signe de la lutte contre la pollution plastique: «Mettre fin à la pollution plastique mondiale» «et pour cause: la planète produit 367 millions de tonnes de plastique par an et sans changements drastiques, ce chiffre pourrait doubler, pour atteindre plus de 700 millions de tonnes d’ici à 2040. Cette situation interpelle la conscience collective et individuelle pour poser des actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement. Au niveau national, la célébration de la journée mondiale de l’environnement a été placée sous le thème: «Halte à la pollution plastique au Congo», a-t-il déclaré. Le président de l’Université de Kintélé a saisi cette occasion pour présenter les filières de formation qu’offrent son Alma mater, «dont les offres de formation mettent un accent particulier sur les questions environnementales». C’est pour la deuxième fois qu’elle célèbre pour la journée mondiale de l’environnement, «une célébration toute particulière cette année, puisqu’elle est jumelée à celle du Mois de l’Europe et co-organisée avec la délégation de l’Union européenne», a-t-il précisé.
Le documentaire vidéo a permis de découvrir les actions menées dans le cadre de la mise en œuvre du Programme villes résilientes dans les communes de Nkayi et Owando, choisies comme villes pilotes. Ce programme a deux objectifs principaux: améliorer les conditions de vie et renforcer l’attractivité des villes secondaires. Les participants ont souhaité que le programme se poursuivent pour d’autres localités secondaires.
La réflexion sur les villes résilientes à l’Université de Kintélé
Après la projection du documentaire, il y a eu un panel animé par des enseignants chercheurs, sur les questions environnementales, enrichi par les questions et les contributions d’autres spécialistes et des étudiants en parcours d’urbanisme, environnementalisme et architecture.
C’était un moment fort appuyé pour les panélistes, de permettre aux étudiants d’échanger avec des sachants et des experts, dans des débats de haute facture, sur les questions de l’environnement, la gestion des déchets, l’approche participative, le rôle des élus locaux et la responsabilité des citoyens, sans oublier la planification.
Au nom de l’Union européenne, le chef de la coopération a déclaré que le choix des villes ne vient pas de la délégation et les projets sont les besoins exprimés par les populations. Villes résilientes, ce sont les infrastructures, les voiries et la formation des citoyens dans la gestion participative de la ville.
Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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