L’A.e.d (Association action sur l’environnement et le développement) a organisé, mercredi 8 janvier 2025, à la Direction générale des soins et services de santé, à Brazzaville, un atelier de sensibilisation et d’information sur les méfaits des amalgames dentaires et sur les nouvelles dispositions de la Convention de Minamata sur le mercure. Cet atelier a regroupé les cadres de la Direction générale des soins et service de santé, pour la plupart des médecins et des juristes, pour les sensibiliser sur les effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement, de la dentisterie à base de mercure et aux alternatives actuelles, ainsi que de mettre à leur disposition les nouvelles dispositions de la Convention de Minamata sur le mercure, afin de règlementer les amalgames dentaires dans notre pays.

Ouvrant l’atelier, en présence du Dr Eugène Loubaki, président de l’A.e.d et Joseph Mounzingoula, secrétaire général de cette association, le Dr Dieudonné Okémou, directeur des hôpitaux, a reconnu que l’amalgame dentaire «est beaucoup utilisé, pour les soins dentaires, dans nos hôpitaux». Mais, «nous ignorons, depuis, que ce matériau a des effets sur l’environnement dans lequel nous vivons et sur notre santé, les professionnels et les patients. Au départ, ce matériau qu’on estimait très bon pour les soins dentaires, compte-tenu de sa solidité, sa dureté, le choix était automatique pour les professionnels de la santé, en l’occurrence les stomatologues ou les dentistes. Maintenant, on se rend compte que le mercure contenu dans ce matériau a des effets nocifs sur l’environnement et sur la santé humaine».
A son tour, Joseph Mounzingoula, secrétaire général de l’A.e.d a rappelé que la Convention de Minamata sur le mercure est en vigueur au Congo depuis sa ratification le 6 août 2019. Avant le débat, les participants ont suivi deux exposés et une projection documentaire sur Minamata, ville victime d’une catastrophe écologique causée par le mercure exploité par une usine. Le premier thème a été «les effets du mercure et des amalgames dentaires sur l’environnement et la santé». Le second exposé a porté sur l’«historique de l’amalgame dentaire depuis la publication du texte de la Convention de Minamata sur le mercure, jusqu’à la Cop5 et la proposition d’un arrêté sur les amalgames dentaires».
A la lumière du débat, les participants ont compris que l’amalgame dentaire est un matériau qui est durable, s’insère facilement et ne coûte pas cher. Mais, le débat se situe au niveau de la sécurité biologique de l’amalgame dentaire qui est contesté aujourd’hui. Du fait qu’il est composé de 50% de mercure et de 50% d’alliage de métaux non-précieux (argent, étain et cuivre). En 1991, l’O.m.s a annoncé que la plus grande source de mercure pour la population mondiale non exposée de façon industrielle, provenait des amalgames dentaires. Le mercure, un métal lourd, est une substance indésirable et potentiellement très nuisible pour le corps humain, selon l’O.m.s. Il est cité comme l’un des dix polluants les plus préoccupants pour la santé humaine. Sa présence dans le corps favorise l’apparition d’une intoxication à long terme.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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