Département du Djoué-Léfini

Le préfet Léonidas Mottom Mamoni installé dans ses fonctions par le ministre
de l’intérieur

Nommé par décret présidentiel n°2025-87 du 31 mars 2025, en même temps que d’autres préfets, Léonidas Mottom Mamoni a été officiellement installé dans ses fonctions, lors d’une cérémonie haute en couleurs, vendredi 26 septembre dernier, à Odziba, chef-lieu du Département du Djoué-Léfini, à cent kilomètres au Nord de Brazzaville, par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou. Premier préfet de ce nouveau département issu du découpage de celui du Pool, il a plaidé, entre autres, dans son mot de circonstance, pour l’accès à l’eau des populations, l’eau étant actuellement un problème crucial dans son département, alors qu’il a juré qu’il ne veut pas être «un préfet de bureau», mais «un préfet de terrain, des champs, des routes, des hommes et des femmes».

«A cet instant précis où je prends la parole devant vous, chacun de vous peut imaginer l’émotion qui m’anime. Ce qui m’étreint est une émotion. J’aimerais que vous la preniez comme la part de mon engagement total et objectif pour le Département du Djoué-Léfini», a-t-il lancé. Léonidas Mottom Mamoni a tout d’abord rendu hommage au Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, pour la confiance placée en sa personne. Il a remercié le Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, et le ministre Raymond Zéphirin Mboulou pour leur «accompagnement bienveillant».
La remise des couleurs nationales au nouveau préfet, par le ministre de l’intérieur
Pour lui, la décentralisation est un appel à la responsabilité, car il s’agit de «rapprocher l’Etat des villages, l’administration des familles, la décision des champs». Selon lui, Djoué-Léfini est «une promesse de prospérité, pour le pays tout entier». «Notre département est riche d’une histoire profonde, d’une culture vivante, de savane nourricière. Nous portons en nous la fierté du Barrage d’Imboulou, symbole de puissance et d’avenir. Nous sommes une terre nourricière, une terre fertile, une terre d’espérance. Ici à Djoué-Léfini, la nature nous offre manioc, banane, safou, maïs et légume. Ici à Djoué-Léfini, le tourisme peut naître des paysages encore vierges et d’une culture vivante; le grenier du Congo peut s’élever pour être capable de nourrir Brazzaville, Pointe-Noire et au-delà», a-t-il déclaré.
Raymond Zéphirin Mboulou pendant son allocution
Le préfet Léonidas Mottom Mamoni
Parlant des points faibles de son département, le nouveau préfet a évoqué le manque d’eau pour développer l’agriculture; le manque de pistes agricoles pour évacuer les produits; le manque d’infrastructures de stockages; les routes qui deviennent des pièges en saison de pluies; les conflits fonciers qui fragilisent la cohésion sociale; l’absence des services publics dans certaines zones; l’absence des écoles et d’hôpitaux modernes. Au-delà, il garde l’espoir que «ces réalités ne sont pas des murs. Elles sont des marches et chaque marche nous conduit plus haut». Raison pour laquelle, au nom des nom de ses populations, il espère qu’avec le Président de la République, la bataille de l’eau sera gagnée, «car sans eau, pas de semence, pas de récolte, pas de vie». Pour lui, toutes les autres batailles seront remportées, grâce aux projets qui seront réalisés avec l’appui du gouvernement.

Une vue de l’assistanc

 

Des chefs de villages (en uniforme kaki)

Dans son allocution d’orientation, le ministre Raymond Zéphirin Mboulou a félicité le nouveau promu, pour la confiance que le Chef de l’Etat a placé en lui. «En vous installant ici à Odziba, il sait que vous y apporterez, pour l’administration de ce nouveau département, toute votre expérience dans la gestion des affaires publiques… Votre passage comme membre du gouvernement en son temps vous dispose à prendre pleinement la mesure de ce nouveau challenge», a-t-il fait savoir. Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a, ensuite, rappelé ses missions en tant que préfet, dont la première est d’être le représentant du Chef de l’Etat et de chacun de ses ministres. «Vous êtes le relai de toute l’action gouvernementale dans votre département», lui a-t-il rappelé. Outre les missions traditionnelles et la transition à assurer avant la constitution du Conseil départemental, il lui a particulièrement demandé, dans la perspective de l’élection présidentielle, d’avoir la maîtrise du corps électoral de son département, district par district. Il doit aussi mettre l’accent sur la production des statistiques de l’Etat-civil et de connaître le territoire de son département, ses frontières et le flux des populations qui les traverse. «Toutes ces missions vous obligent à résider en permanence sur le territoire départemental… Un préfet ne s’absente de son département qu’avec l’accord du ministre de l’intérieur», lui a-t-il précisé. Et pour un département où tout est à faire, il lui a demandé de prendre «des mesures courageuses» pour que les fonctionnaires qui y sont affectés «puissent être effectivement à leurs postes».
Une vue du public
Signalons que la cérémonie d’intronisation du préfet Léonidas Mottom Mamoni s’est déroulée en présence du premier vice-président de l’assemblée nationale, Léon-Alfred Opimbat, du ministre de l’enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, de quelques parlementaires et des préfets relevant du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation.
Jean-Clotaire DIATOU
(Sur les notes de Rigobert Mobolas)

Reportage

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