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mer 28 février 2024 20:27:09
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Druphin Kouansi, ingénieur en travaux publics : «La mairie centrale doit consulter des spécialistes de la route»

L’opération de réparation de nids de poule de la voirie goudronnée, menée par la mairie de Brazzaville, a fait réagir Druphin Kouansi, ingénieur en travaux publics, spécialiste en géométrie topographie. Dans l’entretien ci-après, il dénonce la mauvaise procédure qui est utilisée pour boucher les nids de poule et les différents scandales constatés sur le réseau routier de la ville capitale. Interview.

* Bonjour Monsieur l’ingénieur, comment appréciez-vous l’opération de bouchage de nids de poule lancée à Brazzaville?
** Merci Monsieur le journaliste, pour l’occasion que vous me donnez de réagir à l’épineuse question qui fâche les usagers de la route. En effet, depuis un temps, nous observons les travaux de bouchage de nids de poule lancés à Brazzaville. En notre qualité de spécialiste de la route, nous n’avons pas été consulté. Je ne pense pas aussi que mes collègues aient été consultés. Lorsqu’on parle de l’entretien d’une route, c’est la chose la plus difficile, parce qu’il faut d’abord ausculter la route, avant de passer aux réparations. Ce que les médecins appellent par la consultation. Après auscultation, c’est là que le spécialiste de la route va sortir le diagramme et tous les défauts que présentent la route. Il faut savoir que chaque nid de poule est une maladie qui doit être traitée différemment. Chaque environnement de la route correspond à un diagnostic et ce diagnostic devrait déterminer un traitement.
Ce qui se passe dans le traitement des nids de poule est défavorable à la route. La route présente beaucoup de maladies. On parle aussi de défaillance, etc. Avant le début de ces travaux, je puis vous affirmer qu’aucune campagne d’auscultation n’a été menée. C’est mon constat. Si une campagne d’auscultation avait été menée, les maladies devraient apparaître et les questions suivantes devraient être posés: «Qu’est ce qui a occasionné cela? Quels matériaux qu’il faut utiliser? Etc». Après cela, ceux qui exécutent les travaux devraient bien identifier les maux qui minent le réseau routier et apporter le traitement nécessaire.

* Par rapport à votre lecture, vous estimez que ce qui se fait n’a pas respecter le process normal?
** Selon moi, ce qui se fait se fait à la va-vite. Prenons par exemple l’Avenue Peterson, qui part de l’Eglise Terrykio jusqu’au rond-point de Château d’eau. Combien de fois n’ont-ils pas réparé cette route? Rien ne marche aujourd’hui. C’est pour dire que c’est le désordre. Le travail est confié aux amateurs, pas aux spécialistes de la route. On rassemble des maçons, des ferrailleurs et autres ouvriers et on leur confie des marchés de grande envergure.
Je lance un appel à la mairie centrale de consulter les cadres, les spécialistes de la route, pour résoudre ce problème. Tous les outils doivent être utilisés pour que les données soient interprétées, après passage au laboratoire. C’est ce qui doit se faire.

* Quel message lancez-vous à l’entreprise en charge des travaux?
** Pour la durée de ces bouchages, ils devraient commencer par les auscultations. Si elle n’a pas des cadres pour le faire, elle n’a qu’à nous appeler. Si elle n’a pas des engins en rapport aux nouvelles technologies, il faut qu’elle se procure des engins. Ce qu’on voit, c’est un gâchis. L’argent qui devrait nous permettre de construire des routes qui devraient mettre du temps est mal utilisé. Normalement, il faut arrêter ces travaux.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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