Sous-directeur de l’Unesco chargé de la priorité Afrique et des relations extérieures, Firmin Edouard Matoko (69 ans), de nationalité congolaise, économiste du développement, diplomate et spécialiste en relations internationales, est le candidat présenté officiellement par la République du Congo, au poste de directeur général de l’Unesco, pour succéder à Mme Audrey Azouley, l’actuelle directrice générale. L’élection aura lieu en novembre 2025, lors de la 43ème session de la conférence générale qui se tiendrait à Samarcande, en Ouzbékistan.

Au total, il y a trois prétendants à la succession de l’ancienne ministre française à la tête de l’Unesco: Khaled Amed El-Enany Ali Ezz (Egypte) dont la candidature avait été présentée depuis octobre 2024; Mme Gabriela Ilian Ramos Patino (Mexique) et le Congolais Firmin Edouard Matoko dont les candidatures viennent d’être présentées. Déjà en campagne électorale, les trois candidats passent leur premier test de terrain, le 9 avril prochain, lors de la première audition des candidats devant le Conseil exécutif de l’Unesco.
Né à Brazzaville, la capitale congolaise, le 17 février 1956, Firmin Edouard Matoko y a fait ses études primaires. C’est un ancien élève du Lycée Chaminade où il a obtenu son bac A4 (littéraire) en 1974, avant de s’envoler en Italie, pour les études supérieures, notamment à l’Université La Sapienza de Rome où il termine en 1981, après avoir décroché un doctorat en économie et commerce.
Amoureux des études, il suivra beaucoup d’autres formations académiques, en sciences politiques, diplomatie, relations internationales, management, planification et gestion des systèmes éducatifs. De juin à septembre 1981, il a fait un stage de recherche à la Faculté des sciences économiques de l’Université Marien Ngouabi.
Il est doté d’un riche parcours professionnel. Ainsi, on peut noter que de 1985 à 1987, il est expert associé en éducation au Breda (Bureau régional pour l’éducation en Afrique) basé à Dakar (Sénégal). De 1987 à 1990, il fonctionne comme consultant international en éducation, à Paris (France). C’est là qu’il fait son entrée à l’Unesco, à partir de 1990, comme spécialiste de programme, en s’occupant du Programme de coopération avec le Pam et l’Unicef, dans le Secteur de l’éducation à la Division du financement de l’éducation. De 1994 à 2000, il est chef de Section Programmes nationaux pour une culture de la paix et il connaîtra deux autres postes de chef de section.
A partir de 2003, il est directeur de bureau multipays à Bamako, au Mali (2003-2007) et représentant de l’Unesco auprès de trois pays (Mali, Burkina-Faso et Niger), puis à Quito, en Equateur (2007-2011) et représentant de l’Unesco auprès de quatre pays (Equateur, Colombie, Bolivie et Venezuela), puis à Addis-Abeba, en Ethiopie (2011-2014), au Bureau de liaison avec l’Union africaine et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (C.e.a), tout en étant représentant de l’Unesco auprès de l’Ethiopie. Puis, il rejoint l’Unesco Paris comme directeur du Département Afrique (2014-2015) et à partir de 2016, il est nommé sous-directeur général, chargé du Département Afrique, avant d’être muté à son poste actuel. On dit de lui qu’il a développé une sensibilité proche des délégations permanentes de l’Unesco.
Firmin Edouard Matoko est un fin connaisseur des arcanes de l’Unesco, la maison où il a fait carrière. Son profil est largement convainquant d’autant plus que son expérience professionnelle est multisectorielle, dans l’éducation, la diplomatie, les relations internationales, etc. Discret et habile négociateur, ses centres d’intérêt concernent aussi bien l’Afrique, l’Asie, l’Europe que l’Amérique latine et l’Amérique du Nord. Polyglotte, il parle couramment le français, l’italien, l’anglais et l’espagnol, moyennement le portugais et s’est mis à apprendre le lingala et le swahili.
En plus de nombreux articles, il a publié un ouvrage, «L’Afrique par les africains. Utopie ou révolution», aux Editions L’Harmattan Paris, en 1996. Cet essai a obtenu une mention spéciale du Prix international de littérature, dans la section «Essai politique», décerné par l’Adelf (Association des écrivains de langue française). L’ouvrage a été traduit en italien en 2002.

Urbain NZABANI

Oh bonjour
Ravi de vous retrouver.

Inscrivez-vous pour recevoir du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici