Commentaire
Election présidentielle: quand l’assurance des uns se heurte à la détermination
des autres
En mars 2026, les Congolais en âge de voter ont un important rendez-vous, celui d’élire le compatriote qui aura la charge de présider aux destinées de leur pays pour les cinq ans à venir. Il ne fait pas de doute que le Président sortant est candidat à sa propre succession. La Constitution en vigueur lui en donne droit, puisque la limitation des mandats présidentiels est fixée au nombre de trois quinquennats. En face de lui, des candidats se font déjà connaître dont ceux de l’opposition. Ainsi, peu-à-peu, la compétition s’annonce âpre et son issue laisse de plus-en-plus de place à l’incertitude et pour cause!
Suivant le camp politique où l’on se place, l’enjeu du scrutin présidentiel au Congo est la réélection du Président sortant, Denis Sassou-Nguesso, pour la majorité, et l’alternance démocratique, pour l’opposition. Si à la majorité, le candidat est connu, à l’opposition plurielle, la multitude des candidats laisse plutôt entrevoir peu de chances d’atteindre l’objectif visé de l’alternance démocratique. Bref, il ne se dégage pas dans les milieux de cette opposition plurielle, un leadership de nature à cristalliser les espoirs des Congolais rêvant d’alternance, comme en 1992 où la figure de Pascal Lissouba s’imposa. D’ailleurs, comme pour étaler leur impréparation, les leaders de l’opposition se perdent à exiger un «dialogue véritable», comme si en politique il est possible d’offrir un boulevard à son adversaire d’accéder au pouvoir au détriment de son propre sort. L’adversité en politique est telle qu’on se complique la vie les uns les autres et dans ces conditions, il n’y a que la loi pour départager, pourvu que celle-ci soit évidemment respectée par tout le monde. C’est ça la démocratie.









