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Emile Ouosso pour une révision générale du Barrage hydroélectrique d’Imboulou

Ministère de l’énergie et de l’hydraulique

Emile Ouosso pour une révision générale du Barrage hydroélectrique d’Imboulou

Le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Emile Ouosso, a effectué, mercredi 3 janvier 2024, une visite des travaux de réparation d’une turbine de la Centrale hydroélectrique d’Imboulou, à la suite d’un incident survenu le samedi 30 décembre 2023, suite à une augmentation anormale du niveau d’eau dans la cuve d’huile de cette turbine, causant son arrêt forcé. Selon le directeur général de E2c (Energie électrique du Congo), Jean-Bruno Danga Adou, qui l’a reçu au barrage, les travaux de réparation sont arrivés à terme et la turbine va pouvoir être relancée. Dans une séance de travail qu’il a eue avec les responsables de la société E2c, le ministre Ouosso a émis le vœu d’une révision générale de ce barrage, au regard de son état dégradé.

La visite du ministre Emile Ouosso à la Centrale hydroélectrique d’Imboulou, mise en service en mai 2011, après 6 ans de travaux de construction, avec une puissance installée de 120 mégawatts, a constitué une véritable séance de travail, pour prendre la mesure des difficultés qui surviennent dans cette usine de production d’électricité. A y regarder de près, l’incident du 30 décembre est la conséquence d’un manque d’entretien régulier de l’ouvrage.
Plus que trois turbines sur quatre qui fonctionnaient, au moment de la visite du ministre
Le départ du réseau T.h.t (Très haute tension) d’Imboulou
La délégation du Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a suivi, dans la salle de conférence, les interventions du directeur général de E2c et des différents ingénieurs en électricité comme Emile Tchakala et Hervé Léonard Obambi. Il en ressort que les pannes actuelles ne sont pas graves, car on peut y remédier rapidement. Ce sont des pannes courantes dans toutes les centrales du genre. Ce qui s’est passé le 30 décembre concerne la défaillance d’une pièce appelée Serpentin qui, étant dans l’eau, s’est rouillée et a laissé passer l’eau dans la cuve d’huile d’une turbine, provoquant ainsi l’effet mayonnaise (mélange de l’eau et de l’huile) ayant causé l’arrêt forcé de l’une des quatre turbines de la centrale. Il a fallu procéder par des «black-out» (Brazzaville, Pool, Bouenza, Niari, Kouilou, Lékoumou, Plateaux et Cuvette). D’où les coupures d’électricité pendant les fêtes. On a importé des mégawatts de Kinshasa, par la ligne d’interconnexion Mbouono-Kisunka, pour alimenter le réseau mais avec des black-out. Une nouvelle pièce de Serpentin, cette fois en acier inoxydable, a été commandée auprès du constructeur et elle a déjà été montée.
Dans le mot de clôture qu’il a prononcé, le ministre Ouosso a prodigué des conseils pour une meilleur gestion du patrimoine de l’Etat qu’utilise E2c devenue société indépendante, à la suite des réformes engagées en 2018. Il a reproché au staff de cette société le fait de ne pas avoir cette pièce en réserve dans un magasin. Il a soulevé la question de la révision générale de la Centrale hydroélectrique d’Imboulou, en donnant la conduite à tenir jusqu’à l’arrivée de la société concessionnaire. De manière générale, les barrages hydro-électriques de notre pays (Moukoukoulou, Imboulou et Lihouesso) n’ont pas fait l’objet d’entretiens réguliers normaux, pourtant prescrits par les constructeurs. Les pannes qu’on y enregistre et qui sont parfois source de privation d’électricité pour les populations, sont le résultat des négligences.
Rappelons que le Barrage hydroélectrique d’Imboulou a été cédé en concession, pour 30 ans à une société privée, Nea Imboulou, dans laquelle l’Etat est actionnaire à hauteur de 15% à travers la société E2c et le reste des actions est détenu par la société suisse Hydro operation international. La signature de la convention de concession s’était déroulée le 19 juillet 2023, à l’Hôtel Radisson Blu de Brazzaville. La convention avec Nea Imboulou a été validée par le conseil des ministres du 27 décembre 2023 et on n’attend plus que cette société d’ascendance suisse s’installe pour prendre en main la gestion de cette usine de production d’électricité. En attendant, les abonnés de E2c continuent de souffrir de black-out d’électricité, un régime qui affecte douloureusement leur quotidien.
Urbain NZABANI

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