Ainsi donc, le 28 novembre dernier, nous avons célébré le 67ème anniversaire de la fondation de la République du Congo. Ayant été une colonie appelée Moyen-Congo, sous domination française, le Congo a choisi d’être une République, la forme d’organisation politique la plus moderne pour un peuple souverain, où le pouvoir public n’appartient à personne sinon qu’au peuple et ne se dévolue pas sous forme héréditaire ni monarchique. La république ou la «chose publique» a ses valeurs comme la souveraineté populaire, l’intérêt général, la séparation des pouvoirs, l’Etat de droit, le caractère laïc de l’Etat, l’égalité des citoyens devant la loi, les droits et libertés des citoyens, etc.
La République s’épanouit dans un contexte démocratique, car celui-ci permet le respect de la souveraineté du peuple qui jouit de la liberté de choisir ses représentants pour gérer l’Etat durant un temps bien limité (mandat). Il permet aussi le respect du principe de l’égalité de tous les citoyens devant la loi (il n’y a pas de monarque) et des droits et libertés des citoyens. La République que nous célébrons, ce sont toutes ces valeurs et bien d’autres comme le dialogue. Et ces valeurs ne sont pas qu’à exalter, elles sont à pratiquer. Les partis politiques, qui concourent à l’expression du suffrage, permettant ainsi au corps électoral de faire le choix des dirigeants, doivent toujours s’exercer à inculturer ces valeurs, contre celles qui embrouillent notre champ démocratique, comme le communautarisme ou le repli identitaire.
Le parcours de notre République depuis sa fondation en 1958 est émaillé d’épisodes sanglants que le Président de la République a rappelés dans son message sur l’état de la Nation. «Parce qu’elles rappellent à chacun de nous un mauvais souvenir, les leçons issues des troubles socio-politiques qui ont affecté notre pays depuis l’indépendance doivent consolider la conscience nationale et le mieux vivre-ensemble. Le plus important se résume désormais dans les enseignements qui en ont été tirés, qu’on en tire encore aujourd’hui et que nous tirerons pour l’avenir», a-t-il dit. Denis Sassou-Nguesso a reconnu que «notre peuple possède des atouts qui le prédisposent à la paix». Ce qui permet de pointer la cause principale de nos violences: la politique. Si la politique met au cœur de son fonctionnement, les valeurs républicaines, le Congo aura alors réalisé son rêve d’être une République en paix, à travers les décennies et les siècles.
L’HORIZON AFRICAIN



