Il est clair que dans nos Etats en transition démocratique, le plus difficile demeure d’atteindre un niveau élevé de l’élimination de l’injustice et faire que force soit toujours du côté de la loi et la loi, ce n’est pas la volonté de ceux qui gouvernent, mais celle acceptée par le peuple à travers ses institutions. La Justice, en tant qu’institution chargée de réprimer les fautes, réparer les torts et rééduquer les coupables, doit toujours tendre vers l’idéal de ce qui est juste, donc équilibré, digne et amenant les citoyens à se détacher de leurs sentiments et s’élever, pour bâtir une société juste permettant l’épanouissement de chaque membre.
Nous avons tous suivi l’affaire de cet avocat, maître Bob Kaben Massouka. Qu’ils aient tort ou raison de parler ainsi, ses collègues ont évoqué «un enlèvement», au regard de ce que dit la loi concernant l’arrestation d’un avocat. Donc, l’usage de ce terme est le fruit de leur jugement basé sur un principe codifié dans la loi. Le parquet du Tribunal de grande instance de Brazzaville a balayé cette thèse d’un revers de la main.
Selon le procureur de la République, l’enquête de flagrance ne se soumet pas aux dispositions de l’article 53 alinéa 4 de la loi portant organisation de la profession d’avocat. Sauf qu’il n’a pas précisé les dispositions législatives auxquelles l’enquête de flagrance obéit. Dans un pays démocratique, la force publique avait encerclé l’appartement d’un présumé terroriste la nuit et ce n’est qu’au petit matin, suivant l’heure autorisée par la loi, qu’elle avait déclenché son opération d’intervention, à coup d’armes à feu, pour pouvoir arrêter le présumé terroriste, qui fut du reste tué, puisqu’il avait opposé une résistance armée.
Dans un Etat de droit, tout le monde, citoyens comme institutions, doit agir selon la loi, les normes, les principes et les règlements établis. Et même quand il y a jurisprudence, celle-ci obéit à une démarche contradictoire et donc démocratique des magistrats, pour finir par établir un principe pouvant être pris en exemple. Si on doit introduire, dans notre Justice, des principes non écrits qui ne relèvent que de la volonté de ceux qui exercent la puissance publique, avouons qu’on tombe dans l’arbitraire. Toute tentative de déstabiliastion de nos institutions est condamnable et doit être condamnée. Mais, suivant la loi. Quand la loi n’est pas respectée, c’est l’arbitraire et celui-ci ne permet pas de construire un Etat de droit. Il faut lire l’histoire d’un truand américain, Al Capone, pour comprendre que la loi peut paraître parfois faible, en vous laissant en liberté. Mais, en réalité, la loi est redoutable, quand l’arbitraire ne s’en mêle pas. Elle finit toujours par rattraper ses violeurs.

L’HORIZON AFRICAIN.

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