Enseignement général
Les enseignants communautaires demandent l’abolition du critère d’âge à
la Fonction publique
A l’issue de l’assemblée générale constitutive du C.e.c.f.g (Collectif des enseignants communautaires et finalistes du Congo), appelé aussi T.g.v 45 ans et +, tenue le jeudi 28 août 2025, à l’Aumônerie universitaire de Brazzaville, à l’initiative de Lucien Massala Makita, président de la commission d’organisation, les enseignants communautaires qui qui disent «marginalisés et délaissés», ont appelé le gouvernement à «abolir purement et simplement le critère d’âge dans l’intégration à la Fonction publique».
Au cours de leur assemblée générale constitutive, les dizaines des représentants des enseignants communautaires et finalistes venus des différents départements du Congo ont procédé, entre autres, à la mise en place d’un bureau exécutif national composé d’une quinzaine de membres, sous la tutelle de Lucien Massala Makita, suivi de deux vice-présidents. La Commission de contrôle et de vérification, composée de trois membres, est dirigée par Di Massaldier Miantama.
Dans le communiqué final qui a sanctionné leurs travaux et qui a été lu par Jean-Richard Mantini, les participants ont formulé plusieurs recommandations, dont celle exigeant au gouvernement l’abolition pure et simple du critère d’âge d’intégration à la fonction publique; l’indemnisation par le gouvernement de l’ensemble des enseignants communautaires et finalistes du préjudice causé.
Déplorant la politique du gouvernement en matière de recrutement dans la Fonction publique, le C.e.c.f.g T.g.v 45 ans et + a fait savoir que le critère d’âge constitue «un frein à l’intégration dans la Fonction publique des enseignants communautaires, car ils exercent depuis des années.

Soulignant qu’à l’ouverture des travaux, Lucien Massala Makita a mis en exergue l’article 25 de la Déclaration des droits de l’homme, afin de dénoncer leur situation précaire, car cet article dit que «quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante». Il ressort aussi que le Congo a un total de 1.744 enseignants communautaires.
Rendant hommage au Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, «principal garant de la paix au Congo», et au Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, Lucien Massala Makita a évoqué les causes de la situation pénible actuelle des enseignants communautaires. Pour lui, cela est la conséquence de «la mauvaise gestion des quotas, le changement des stratégies ministérielles et le gel des recrutements à la Fonction publique par l’Etat».









