Enseignement supérieur
Au feu, à l’Université Marien Ngouabi!
Tout était calme à l’Université Marien Ngouabi, le premier établissement public d’enseignement supérieur, depuis le 6 octobre 2025, date du dernier round de négociation entre le gouvernement et l’intersyndical, après les promesses de paiement de salaire ayant arrêté la menace de grève générale publiée le 3 octobre. Voilà que tout d’un coup, on crie de nouveau au feu à l’Université Marien Ngouabi. Si rien n’est fait, dès lundi 17 novembre, la grève générale sera effective.

En effet, samedi 15 novembre 2025, le Collège intersyndical, réuni au siège de la Synesup, à la Faculté des lettres, des arts et des sciences humaines, à Brazzaville, a déclenché une grève générale et illimitée, à compter du lundi 17 novembre. Cette décision fait suite à l’évaluation de la suite donnée à la déclaration du 3 octobre 2025, dans laquelle les organisations syndicales avaient exprimé de profondes inquiétudes concernant le traitement réservé aux personnels de l’institution.
Les membres du Collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi pendant leur réunion
C’est à un étonnant retour à la case-départ qu’on assiste à l’Université Marien Ngouabi qui est de nouveau secouée par une grève générale. Selon le communiqué publié samedi 15 novembre, les syndicats pointent «les multiples promesses non tenues par le gouvernement». Les leaders syndicalistes ont avoué leur incapacité à «contenir le mécontentement grandissant au sein du personnel administratif et technique, ainsi que des enseignants».
Au terme des débats intenses, plusieurs constats majeurs ont été mis en avant. Les syndicats dénoncent notamment l’injustice salariale persistant entre les agents de l’Université Marien Ngouabi et ceux de la Fonction publique. Ils révèlent, par ailleurs, des arriérés de cinq mois de salaire (août et septembre 2024; août, septembre et octobre 2025), ainsi que le non-paiement des heures diverses depuis l’année 2018. A ces difficultés, s’ajoute le non-versement régulier des cotisations sociales à la C.n.s.s (Caisse nationale de sécurité sociale), un manquement attribué au Trésor public.
Face à ce qu’ils qualifient «d’indifférence persistante du gouvernement», les syndicats exigent trois mesures immédiates: le paiement intégral des cinq mois d’arriéré de salaire; le règlement de toutes les heures diverses; le reversement de l’ensemble des cotisations sociales des agents de l’Université Marien-Ngouabi.
En conséquence, le Collège intersyndical a confirmé le déclenchement d’une grève générale, avec arrêt des cours, suspension des inscriptions en cours et gel du processus de proclamation des résultats des différents concours. Il est toutefois précisé que les épreuves écrites et pratiques du concours d’entrée à l’Iseps pourront se dérouler normalement.
Le travail ne reprendra, insistent les syndicats, que lorsque l’ensemble des revendications aura été satisfait. Enfin, le Collège intersyndical met en garde toute tentative de récupération politique de sa déclaration de grève, réaffirmant que son action s’inscrit strictement dans la défense des droits des travailleurs de l’Université Marien Ngouabi. Pour l’instant, la réaction du gouvernement se fait toujours attendre.
Joseph MWISSI NKIENI

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