Nous avons voulu de la démocratie, mais il faut la vivre pour comprendre que c’est un régime compliqué. Ne nous arrive-t-il pas, suivant les situations vécues, de nous mettre à maudire la démocratie? Cette histoire ne comporte pas que des avantages, notamment les droits et libertés des citoyens. Elle a aussi des contraintes, dont on aurait voulu se passer, surtout quand on est aux affaires. C’est plus simple de décider et de faire ce qu’on veut pour ses propres avantages. Mais, la démocratie nous oppose le devoir de rendre compte et donc d’être transparents dans ce qui est fait avec les fonds publics. «Dans le cadre de la bonne gouvernance, la gestion des finances est soumise à la responsabilité et à la transparence. Cette gestion est fondée sur le respect des principes et obligations tant pour les fonds de l’Etat et des autres administrations publiques, que pour les fonds de l’assistance extérieure accordés par les institutions internationales ou les Etats étrangers», dit l’article premier du code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques.Dans la perspective de l’élection présidentielle de mars 2026, l’actualité nationale s’est enrichie depuis quelques mois, des actions que mènent des personnalités morales de type associatif. Ces associations nous épatent par leurs activités impressionnantes, qui supposent la mobilisation de budgets importants, à l’heure où la crise financière sévit encore dans le pays. En plus de cela, on voit les hautes autorités de l’Etat se mobiliser dans ces activités. Quelle réussite! Il y a lieu de faire chapeau bas à de telles performances.
Mais, une fois passé l’étonnement et l’admiration, la question qui émerge à l’esprit est celle de savoir: qui finance tout ça? Autant les activités impressionnent par leur ampleur et le niveau de leur qualité, autant leurs promoteurs, dès lors qu’ils agissent sur le mode associatif, devraient se sentir le devoir, en démocratie, d’être transparents sur l’origine des financements dont ils jouissent: financement personnel du promoteur; cotisation des membres; sponsoring; legs; don; donation; héritage; soutien des membres d’honneur; subvention publique…? Voilà qui donnerait toute la grandeur et la respectabilité aux actions qu’ils réalisent.
Autrement, le manque de transparence à ce niveau prête le flanc au doute et aux suppositions qui, finalement, érodent la crédibilité des actions menées. C’est tout le problème du fonctionnement des associations en démocratie. Même si les citoyens n’en parlent pas ou à peine, ils n’en pensent pas moins. Un voile de soupçon couvre les actions publiques qu’elles mènent et qui, si elles ne relèvent que des capacités propres à ces associations, auraient pu alors récolter l’admiration du public. Comme quoi, face aux exigences de la loi, il faut savoir faire, pour ne pas perdre en crédibilité.

L’HORIZON AFRICAIN

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