Au cours d’une séance de soutenance de thèse qui a eu lieu le mardi 30 décembre 2025, dans l’amphithéâtre de la présidence de l’Université Marien Ngouabi, à Brazzaville, l’étudiant Amos Mawa Monka a défendu, avec succès, sa thèse de doctorat unique pour l’obtention du grade de docteur en droit public de l’Université Marien Ngouabi, avec comme spécialité: le droit administratif. Ayant pour directeur de thèse, le prof Placide Moudoudou, l’impétrant a été gratifié de la mention «Très honorable» par le jury de séance, présidé par le prof Grégoire Bakandeja Wa M’Pungu, doyen honoraire de l’Université de Kinshasa, en RD Congo.
La liste des docteurs en droit de l’Université Marien Ngouabi s’est allongée avec le couronnement de l’étudiant Amos Mawa Monka, désormais docteur en droit public. Il a obtenu la mention «Très honorable», avec les félicitations du jury. Pendant une vingtaine de minutes, l’impétrant a défendu, pendant la séance de soutenance à laquelle assistaient parents, amis et connaissances, sa thèse de doctorat de deux cents cinquante pages, intitulée: «Les mutations de la jurisprudence administrative au Congo-Brazzaville».
Il a justifié le choix du thème qui, pour lui, relève de l’intérêt que l’on accorde à la jurisprudence administrative congolaise. Ce choix tient aussi de la préoccupation soulevée par un auteur congolais en ces termes: «Cette œuvre n’a jamais été systématisée dans son ensemble, même si les travaux thématiques ou partiels ont déjà été réalisés».
Conscient du fait qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite et sous le regard attentif des membres du jury, l’impétrant s’est dit ouvert à prendre en compte les remarques, questions et observations qui lui ont été faites, afin de parfaire son œuvre. En effet, parmi les critiques, il a été épinglé surtout des «manquements ou incohérences» sur la forme du document. Cependant, le fond a reçu l’assentiment de la quasi-totalité des cinq membres du jury.
A l’issue du huis clos des membres du jury, le verdict final est tombé. Amos Mawa Monka a obtenu la mention «Très honorable», accompagnée des «félicitations». Un résultat qui a suscité des acclamations dans la salle. «Vous êtes parmi les jeunes que nous pouvons aider… J’ai eu le plaisir de travailler avec vous, je pense que cela va continuer», s’est réjoui le prof Placide Moudoudou, le directeur de thèse.
Abordée par la presse à l’issue de cette distinction, le docteur en Droit public de l’Université Marien Ngouabi qui s’est dit satisfait a affirmé que cela «n’est pas donné à tout le monde». Et d’ajouter, qu’il récolte simplement les fruits d’un grand travail abattu en amont, notamment, des nuits blanches de travail.
Rappelons que le jury était composé de Séraphin Nene Biboti, professeur titulaire en histoire du droit et des institutions de l’Université Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, Patrick Edgard Abane Engolo, professeur titulaire agrégé de droit public de l’Université de Yaoundé III (Cameroun) et de Jean-Michel Kumbi Ki-Nguibi, professeur ordinaire de droit public, ancien recteur de l’Université Libre de Kinshasa (RD Congo), Alexis Essongo, maître de conférences, agrégé de droit public, doyen honoraire de l’Université Omar Bongo (Gabon) comme rapporteur externe et Godefrey Moyen, maître de conférences de droit public, doyen honoraire de l’Université Marien Ngouabi (Congo) comme rapporteur interne.
Hervé EKIRONO








