La salle de conférence de la présidence de l’Université Marien Ngouabi, à Brazzaville, a abrité, lundi 29 décembre 2025, un événement académique majeur, à savoir: la soutenance d’une thèse de doctorat unique en droit public, spécialité droit fiscal, par Joseph Luyeye Mpindi, sous la direction du prof Placide Moudoudou, doyen honoraire de la Faculté de droit de l’Université Marien Ngouabi et maître de conférences agrégé de droit public. Préparée au sein de l’école doctorale de ladite faculté, cette soutenance s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la recherche juridique de haut niveau portée par l’Université Marien Ngouabi.
A l’issue de sa délibération solennelle, le jury, présidé par Grégoire Bakandeja wa Mpungu, professeur ordinaire de droit public et doyen honoraire de la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa, en RD Congo, a décerné à l’impétrant le grade de docteur de l’Université Marien Ngouabi, avec la mention «Très honorable», assortie des félicitations du jury, consacrant ainsi un travail de haute portée scientifique sur la fiscalité et le développement dans le secteur minier en Afrique centrale.
Intitulée, «Fiscalité et développement dans les secteurs des mines liquides et solides en Afrique centrale: cas de la République Démocratique du Congo et de la République du Congo», la thèse de Joseph Luyeye Mpindi explore les interactions complexes entre les régimes juridiques et fiscaux applicables aux secteurs miniers et leur contribution effective au développement économique dans chacun des deux pays. Le chercheur a mis en évidence le rôle stratégique de la fiscalité comme instrument de régulation, d’attractivité des investissements et de redistribution, tout en soulignant les enjeux de gouvernance, de sécurité juridique et de lutte contre la pauvreté dans les deux États étudiés.
Devant un jury international, composé d’universitaires chevronnés issus de plusieurs institutions africaines (le prof Grégoire Bakandeja wa Mpungu, Alexis Essono Ovono, maître de conférences à l’Université Omar Bongo (Gabon), rapporteur externe; Godefroy Moyen, maître de conférences à l’Université Marien Ngouabi, rapporteur interne; Séraphin Nene Bi Boti, professeur titulaire à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké (Côte d’Ivoire), examinateur; Patrick Edgard Abane Engolo, professeur titulaire à l’Université de Yaoundé II-Soa (Cameroun), examinateur; et Jean-Michel Kumbi Ki-Ngimbi, professeur ordinaire à l’Université de Kinshasa (RDC), Joseph Luyeye Mpindi a démontré une maîtrise approfondie des fondements théoriques et méthodologiques de son sujet.
A l’issue des échanges scientifiques et des observations formulées par les membres du jury, ceux-ci ont unanimement salué la qualité du travail, son originalité, la pertinence du sujet, la rigueur scientifique, la cohérence de l’argumentation et l’apport du travail à la réflexion juridique sur la fiscalité minière et le développement en Afrique centrale. Après délibération, le jury lui a décerné le grade de docteur de l’Université Marien Ngouabi.
Le Dr Joseph Luyeye Mpindi est devenu le tout premier étudiant étranger formé et diplômé par l’Ecole doctorale de la Faculté de droit de l’Université Marien Ngouabi, parmi près d’une cinquantaine de docteurs issus de cette institution. Ce succès illustre l’ouverture internationale croissante de l’Université Marien Ngouabi et renforce son attractivité en tant que pôle régional de formation doctorale et de production du savoir juridique en Afrique centrale.
Joseph MWISSI NKIENI








