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Flash (Faculté des lettres, arts et sciences humaines) : La journée scientifique sur la conférence de Brazzaville de 1944 a vécu

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La journée scientifique.

La Formation doctorale Histoire et civilisations de la Flash (Faculté des lettres, arts et sciences humaines), de l’Université Marien Ngouabi, a organisé, jeudi 29 février 2024, à Brazzaville, en collaboration avec l’Interdisciplinaire groupe et recherche en Afrique contemporaine (Igrac) et l’O.n.g Avenir Nepad Congo, une journée scientifique sur «la conférence de Brazzaville de 1944: 80 ans après». C’était sous la supervision du prof Joseph Zidi, responsable de ladite formation doctorale, par ailleurs, président du comité d’organisation de la journée scientifique, en présence du doyen de la Flash, le prof Evariste Dupont Boboto, et du vice-doyen, le prof Arsène Elongo, des enseignants et chercheurs de l’Université Marien Ngouabi, ainsi que des étudiants et bien d’autres invités.

Quatre communications ont gravité autour du thème principal, «La conférence de Brazzaville: 80 ans après». Il s’agit de:
– «Conférence de Brazzaville: aux sources de la décolonisation et de la dépendance», en guise de leçon inaugurale, par le prof Joachim Goma-Thethet;
– «La conférence de Brazzaville de 1944 et le déclic vers les indépendances africaines: cas du Congo», une communication du prof Zéphirin Sah;
– «Un exemple des conséquences politiques de la conférence de Brazzaville de 1944 au Moyen-Congo: le succès du P.p.c de Jean-Félix Tchicaya dans le Niari (1946-1957)», par Dr Roland Christian Mbinda Nzaou
– «Le rôle de Félix Eboué dans la conférence de Brazzaville de 1944», par le docteur Martin Yaba.

Pendant les communications.

S’en sont suivis les échanges et les recommandations: à l’endroit des autorités municipales, la débaptisation d’une avenue ou d’un espace en «Place de la Conférence de Brazzaville»; aux autorités de la Flash d’accompagner le comité d’organisation dans la publication des actes; aux enseignants chercheurs et aux étudiants de poursuivre les recherches et d’enrichir les axes explorés par les conférenciers.
Dans son mot de bienvenue, le prof Joseph Zidi a d’abord remercié les participants pour leur présence, avant d’évoquer les circonstances ayant motivé l’organisation de cet événement. Le vice-doyen, lui, a fait l’éloge des enseignants et chercheurs de la Flash qui, ces dernières années, ont brillé par l’organisation d’activités scientifiques, mais surtout pour la quantité et la qualité de leur production scientifique (articles et ouvrages).
Dans sa conférence inaugurale intitulée, le prof Joachim Emmanuel Goma-Thethet a rappelé, premièrement, l’épopée du général De Gaulle (1940-1944), épopée débutée après son refus d’obéir au général Pétain qui demandait aux Français de baisser les armes et de signer l’armistice. Après quoi, il s’est intéressé à la Conférence de Brazzaville, tenue du 30 janvier au 8 février 1944. Une initiative du général De Gaulle, en sa qualité de président du Comité français de libération nationale (C.f.l.n). Il a mis en relief les enjeux au cœur de cette conférence à partir de laquelle le général Charles De Gaulle avait promis aux Africains des changements significatifs, pour les encourager à poursuivre leur effort de guerre. Seulement, la conférence avait écarté toute idée de self-gouvernement des Africains, car la France devrait continuer à asseoir son influence sur son empire. «C’est dans la conférence de Brazzaville qu’il faut voir les éléments de continuité de dépendance de plusieurs pays africains. Entre autres éléments qui garantissent cette dépendance, il y a la mise en place du Franc Cfa et la Françafrique incarnée par Jacques Faucard», a-t-il souligné.

La journée scientifique.

Le prof Zéphirin Sah a, pour sa part, indiqué que les assises de 1944 à Brazzaville, découlent de nombreuses avancées significatives qui ont concouru à l’amélioration de la condition sociale du colonisé et à une prise en main des territoires par la métropole, qui a mis un accent particulier à l’encadrement des indigènes et leur insertion progressive dans certaines sphères administratives. Comme résultats issus de la conférence de Brazzaville, l’on retient, entre autres, la suppression des travaux forcés et des corvées; l’éclosion des partis politiques; la prise en main par les Africains de leurs affaires internes, etc.
Le docteur Roland Christian Mbinda Nzaou, lui, a construit sa communication autour d’un cas particulier des retombées politiques de la conférence de Brazzaville: les succès politiques de Félix-Tchicaya et du P.p.c (Parti progressiste congolais) dans le Niari. Les changements politiques intervenus au Moyen-Congo trouvent leur fondement dans les décisions de la conférence de Brazzaville, qui avait travaillé dans une approche d’intégration politique des indigènes. Il a su fédérer autour de lui une élite politique de tous les horizons; il porta le P.p.c dans le Niari où un éveil politique se manifestait déjà et où le vivre-ensemble était, de ce fait, une expérience à renforcer.
Enfin, le docteur Martin Yaba a insisté sur la valeur ajoutée de Félix Éboué dans la défense des intérêts des indigènes, au regard de leur apport dans la victoire de la France devant l’Allemagne qui se profilait.

Joseph MWISSI NKIENI

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