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Fondation Niosi : Un débat sur la Zlecaf qui appelle à accélérer la stratégie de mise en œuvre

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Firmin Kitsoro Kinzouza et Hyacinthe Defoudoux.

La Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine) pourrait permettre aux pays africains de faire sortir de l’extrême pauvreté au moins 30 millions de personnes et d’accroître le revenu d’au moins 60 millions d’autres personnes qui vivent avec moins de 5 dollars par jour. Ce sont là les estimations faites par des spécialistes. Cet ensemble économique continental a fait l’objet d’un débat, jeudi 25 janvier 2024, à l’I.f.c (Institut français du Congo) de Brazzaville, sous le thème: «Stratégie de mise à niveau des petites et moyennes entreprises congolaises en vue du marché de la Zlecaf». Initié par la Fondation Niosi, ce débat était animé par Firmin Kitsoro Kinzouza, économiste et consultant international, sous la modération de Hyacinthe Defoudoux, directeur du Gertec (Groupe d’études et de réalisation technico-économique), en présence du prof Josué Ndamba, un des responsables de la Fondation Niosi.
Le Congo se prépare à intégrer la Zlecaf dans moins de dix ans. Pour cela, le pays a mis en place sa stratégie nationale, pour l’opérationnalisation du marché commun africain, dont l’accord avait été signé le 21 mars 2018, à Kigali, au Rwanda, et qui est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2021. Mais, certains pays, dont le Congo, disposent d’un délai de dix ans, pour se préparer, avant d’entrer dans ce marché commun.
Le conférencier Firmin Kitsoro Kinzouza a expliqué qu’à «ce jour, au Congo, il existe deux instruments visant le développement, le P.n.d (Plan national de développement) 2022-2026 et la stratégie d’intégration à la Zlecaf. Mais, les deux n’ont pas les mêmes objectifs. Le P.n.d embrasse plusieurs objectifs, alors que la stratégie de la Zlecaf est focalisée sur le développement économique des P.m.e, pour qu’elles soient compétitives et qu’elles soient capables de diversifier leurs marchés, leurs produits, pour mieux impacter le produit intérieur brut (P.i.b) du pays».
«Le Congo est-il prêt à intégrer la Zlecaf, au regard du tissu des P.m.e existant pour être capable de relever le défi?», s’est-il interrogé. Pour lui, «le potentiel est là et il y a l’existant. Mais, on a tendance à réduire tout à l’existant. Pourtant, le Congo a des écoles supérieures, comme l’Ensaf et l’E.n.s.p, qui sont de grandes écoles d’ingénieurs. C’est dans ce milieu qu’on peut recruter des personnes qui feront partie de la prochaine génération d’entrepreneurs congolais capables de compétir avec leurs homologues d’Asie, d’Amérique latine et d’Amérique du Nord».
Selon lui, «les autres pays, tels que le Rwanda et l’Afrique du Sud, ont déjà intégré la stratégie de la Zlecaf. Le Congo avait demandé un moratoire de dix ans qui pourra s’achever. Malheureusement, jusque-là, rien n’est encore mis en œuvre concernant la stratégie arrêtée. Cela prouve un manque de volonté politique. Le problème revient aux pouvoirs publics. Comment se déploient-ils dans chaque budget de l’année pour veiller à l’application de la stratégie de la Zlecaf?».
Ainsi, les organisateurs ont, d’ailleurs, lancé un appel aux participants, pour qu’ils soient les acteurs d’influence auprès des autorités, des O.n.gs, des collectivités locales, des entrepreneurs et autres, afin de réfléchir et trouver des réponses aux questions qui se posent aujourd’hui.

Martin BALOUATA-MALEKA

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