L’acte devant symboliser le retour du Bureau du Comité exécutif de la Fécofoot (Fédération congolaise de football) à son siège, à Brazzaville, est bien la remise des clés. La cérémonie, qui a eu lieu le lundi 24 mars 2025, a connu malheureusement un couac. Le deuxième vice-président de la Fécofoot, Karl Malalou, n’a pas voulu engager sa responsabilité, en l’absence de l’acte de rétractation attendu du côté du Tribunal de grande instance de Brazzaville, pour annuler l’ordonnance qui intimait au Bureau du Comité exécutif de libérer le siège de la Fécofoot, pour qu’il soit occuper par la Commission ad hoc.
Selon Karl Malalou, c’était une décision de justice qui les avait mis dehors. Seule une décision de justice peut également (parallélisme des formes) les rétablir dans leur droit d’occuper de nouveau le siège de la Fécofoot. Or, c’est le Ministère des sports qui s’est chargé, par l’intermédiaire de son directeur de cabinet, Charles Makaya, de remettre les clés du siège de la Fécofoot au Bureau du Comité exécutif de la Fécofoot. La Commission ad hoc, qui devait en principe le faire, a disparu, par décision du ministre en charge des sports d’invalider son autorité par simple courrier.
Finalement, un compromis a été trouvé. «Les huissiers de justice du Ministère des sports et du Comité exécutif vont travailler ensemble. Il y a un procès-verbal qui sera dressé. Pour l’instant, les clés vont rester auprès des huissiers, en attendant que les procédures soient rapportées au niveau des juridictions», a expliqué Charles Makaya.
Mais, les choses traînent. Selon un communiqué du secrétaire général de la Fécofoot, publié le vendredi 28 mars, l’audience prévue ce jour-là au tribunal, a été reportée, pour la cinquième fois. D’après lui, l’ordonnance attendue est «l’unique pièce essentielle permettant la levée de la suspension infligée par la Fifa et la réintégration des agents de la Fécofoot. Sans cette décision, qui annule tous les actes à travers lesquels agissait la Commission ad hoc, les jeunes talents congolais resteront privés de compétitions internationales. Une situation préjudiciable, pour l’avenir du football congolais».
Comme quoi, un malheur ne vient jamais seul. Toujours dans son communiqué du 28 mars, le secrétaire général de la Fécofoot laisse entendre que le siège de la Fécofoot a fait l’objet de pillage. Des équipements du studio de radio ont été par exemple emportés. Un stock de ballons a été volé. Rien d’étonnant dans un pays où des stades ont été pillés au vu et au su de tout le monde. Quoiqu’il en soit, il faut maintenant regarder devant et s’engager à sortir le football congolais de l’hécatombe, maintenant que le Comité exécutif de la Fécofoot a été rétabli dans ses droits.
Jean-Clotaire DIATOU








