Lors d’une conférence de presse donnée, le vendredi 15 novembre 2024, au siège du F.g.d.h (Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme), à Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville, le Fosoci (Forum de la société civile), mis en place pour faire le suivi de la mise en œuvre, par le gouvernement, de la lettre d’intention de l’Icaf (Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale), Cafi en anglais, a rappelé l’engagement du gouvernement, pris en 2017, de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 48% d’ici à 2025 et de 55% d’ici à 2035. A l’étape d’aujourd’hui, selon le Fosoci, le Congo est loin d’atteindre ces objectifs.
Animée par Mme Nina Cynthia Yombo Kiyindou, directrice exécutive de l’O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme), avec quelques membres du F.g.d.h, notamment ceux du Groupe de travail aménagement du territoire, la conférence de presse a permis au Fosoci de rendre publique sa déclaration contenant des recommandations appelant le gouvernement à respecter ses engagements sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre.
C’est Mme Nancy Kiminou, membre de ce groupe, qui a lu la déclaration qui rappelle que c’est depuis la ratification de l’Accord de Paris, en 2017, que le Congo s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, de manière significative. Il s’agit de réduire ces émissions de 48% d’ici à 2025 et de 55% d’ici à 2035. Ces propositions de réduction des émissions sont contenues dans la lettre d’intention émise par l’Icaf, qui appuie les pays signataires dans leurs actions contre les changements climatiques et en faveur du développement durable.
Bien que le taux de déforestation demeure faible, les émissions de gaz à effet de serre provenant du secteur forestier constituent la principale source d’émissions nationales.
Pour concrétiser cet engagement, le pays avait élaboré une contribution prévue déterminée nationale. Les principaux axes de cette stratégie incluent la maîtrise de la consommation énergétique, le recours aux énergies renouvelables, la lutte contre la déforestation, la dégradation des forêts ainsi que le renforcement de la séquestration du carbone par les forêts. Dans cette optique, un programme d’appui à l’engagement de la société civile, dans la mise en œuvre et le suivi des engagements de la lettre d’intention de l’Icaf au Congo, sera lancé en 2025.
Face à cette situation, le Fosoci Cafi a fait des recommandations dont, entre autres, la participation active des communautés locales et l’adaptation des documents d’aménagement aux réalités locales. Le Groupe de travail aménagement du territoire encourage fortement le gouvernement, l’Icaf et la société civile congolaise à prendre en compte ces recommandations, pour garantir une gestion durable et inclusive des ressources naturelles au Congo.
M. BALOUATA-MALEKA








