5ème édition de la R.e.f (Rencontre des entrepreneurs francophones)
Les hommes d’affaires francophones invités à investir davantage au Congo
Kintélé, la commune voisine de Brazzaville, accueille, du 26 au 28 juin 2025, la 5ème édition de la R.e.f (Rencontre des entrepreneurs francophones), organisée par l’A.p.f (Alliance des patronats francophones), une plateforme regroupant une quarantaine d’organisations professionnelles issues de 35 pays francophones sur les cinq continents, en partenariat avec Unicongo (Union patronale et interprofessionnelle du Congo), sous le thème: «Bâtir ensemble une croissance partagée». L’occasion pour le Président Denis Sassou-Nguesso qui présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, de faire valoir les potentialités naturelles et économiques de son pays et d’exhorter les entrepreneurs francophones à renforcer davantage leur «implantation et investissements en République du Congo».
La cérémonie d’ouverture de la 5ème édition de la Ref s’est déroulée sous le très haut patronage du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, au Centre international de conférence de Kintelé, en présence du Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, des membres du gouvernement, de la secrétaire générale de l’O.i.f (Organisation internationale de la Francophonie), Louise Mushikiwabo, du président de l’A.p.f, Roberto Suárez Santos, du secrétaire général de l’O.i.e (Organisation internationale des employeurs), Geoffroy Roux de Bézieux, du président d’Unicongo, Michel Djombo, des membres du corps diplomatique, des représentants des institutions constitutionnelles et des organisations internationales, etc.


Plusieurs allocutions ont marqué cette cérémonie d’ouverture. Dans son intervention, le président d’Unicongo, Michel Djombo, a remercié le Président de la République qui a fait honneur à la Ref en présidant sa cérémonie d’ouverture. Selon lui, le choix porté sur Kintélé pour abriter cette rencontre «traduit à la fois, la confiance placée dans le Congo mais également la volonté de mieux faire entendre la voix de l’Afrique centrale au sein de la Francophonie économique. Aussi, ce choix est justifié par le fait que «le Congo possède des atouts majeurs qui ont fait de lui un acteur stratégique dans la dynamique d’intégration et de développement de notre espace commun francophone et le pays regorge de potentialités en matière d’énergie renouvelable et un sous-sol riche». Le patron d’Unicongo a appelé les participants à faire de la Francophonie «un véritable marché intégré de partage et d’innovations économiques».
Pour sa part, Roberto Suárez Santos, le président de l’A.p.f, a plaidé pour la facilitation de la mobilité des hommes d’affaires. Pour lui, leur manque de mobilité est le principal frein du développement économique au sein de l’espace francophone.
Tout en félicitant le Président Denis Sassou-Nguesso d’avoir accordé la tenue de ces assises dans son pays, et fier de fouler, une fois de plus, le sol congolais, Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de l’O.i.f a rappelé que la Francophonie économique est au cœur des priorités de son organisation et de son mandat depuis janvier 2019. Il faut faciliter la mobilité des acteurs économiques, parce qu’ils sont les créateurs d’emplois et cela peut partir de l’Afrique francophone, a-t-elle soutenu, en souhaitant que la délivrance des visas d’affaires se fasse avec beaucoup de facilité dans les pays francophones pour cette catégorie d’acteurs, afin de stimuler l’économie dans de l’espace francophone.

Ouvrant les travaux de ce grand rendez-vous d’affaires, le Président Denis Sassou-Nguesso, a d’abord évoqué le contexte juridique lié aux affaires qui s’est beaucoup amélioré. «Pays de paix, le Congo est doté d’institutions stables qui fonctionnent normalement. Le Congo reconnait la liberté d’entreprendre, prône le libéralisme économique et articule une économie de marché, fondée sur l’initiative privée», a-t-il dit. Le Congo s’efforce d’œuvrer pour une «justice juste», afin d’instaurer un environnement d’affaires sain, en se dotant de tout un arsenal juridique de veille et de répression, en citant les institutions mises en place à cet effet.
Le Chef de l’Etat s’est targué des potentialités naturelles et économiques de son pays, a appelé les hommes d’affaires francophones à renforcer leur implantation et leurs investissements au Congo. «Par sa vocation de pays de transit, le Congo dessert l’ensemble des Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, soit un marché de 120 millions de consommateurs. Il subsiste de multiples possibilités d’affaires dont l’agriculture, l’élevage, la pêche et la pisciculture, sous-tendus par de multiples avantages fiscalo-douaniers. Sur la question de l’impôt, il sied de mentionner l’application d’une fiscalité de plus en plus incitative assortie des conventions plus attractives. A l’évidence, trop d’impôt tue l’impôt, mais trop peu d’impôt tue l’Etat et le non Etat tue l’économie et le pays», a-t-il précisé.
Il a aussi bien évidement évoqué le secteur agricole qui regorge d’atouts indéniables: «L’agriculture constitue un secteur fort prometteur pour notre pays, eu égard à la disponibilité de vastes étendues de sols fertiles sur une superficie de dix millions d’hectares de terres arables, d’une main-d’œuvre jeune, d’un dense réseau hydrographique, d’une pluviométrie abondante et d’un niveau adéquat d’ensoleillement». Il n’a pas oublié les secteurs forestiers et miniers, avant de souligner les efforts du gouvernement d’améliorer le climat des affaires, en encourageant un dialogue permanent public-privé, à travers l’Agence de promotion des investissements.
Selon les organisateurs, cette rencontre a regroupé un millier de participants représentant un demi-millier de sociétés issues d’une quarantaine de pays. A travers des ateliers et des sessions plénières, les participants ont entre autres activités d’échanger sur les opportunités d’affaires dont regorge l’espace francophone qui dispose de 20% du P.i.b mondial et signer des contrats gagnant-gagnant entre eux. Le but étant d’impulser le développement de la francophonie économique tant rêvé. Aussi, ont-ils pris aux conférences et ateliers animés par d’éminents experts. La 6ème Ref, quant à elle, se tiendra au Cambodge, l’année prochaine. Signalons que le Président Denis Sassou-Nguesso s’est vu décerner le «Prix d’excellence de la promotion de la francophonie économique», remis par le président de l’A.p.f pour ses efforts inlassables dans la francophonie.
Hervé EKIRONO
(Reporter de L’Horizon Africain)








