Lorsque Prométhée vola le feu aux Dieux pour le bien des éphémères, il ne se doutait pas un seul instant, lui qui pourtant est prévoyant, que ceux-ci allaient transformer ce bienfait en instrument de haine. En ouvrant les yeux des éphémères vers la civilisation, le geste de Prométhée a entrainé les éphémères vers une dégradation morale, avec l’apparition de la jalousie, de la haine et de la violence et surtout du rejet de l’autre.
Le tournois de tennis qui se déroule dans un pays du Septentrion vient de nous en donner la preuve. En effet, une chaîne de télévision de ce pays, spécialisée dans l’actualité sportive, n’a laissé aucune chance à Gauff, pour la finale du tableau féminin du samedi 7 juin 2025. Bien avant la rencontre, la présentatrice était pratiquement transe pour vanter les qualités de l’adversaire de Gauff, sans aucun mot pour cette dernière; tout pour Sabalenka, rien pour Gauff! Elle s’est bien entraînée pour s’adapter à la terre battue; elle coche toutes les cases pour l’emporter; elle a la puissance pour elle.
Bref, le match était gagné d’avance par la Biélorusse. Toute la journée avant la rencontre, le même message en boucle et aucun mot pour Gauff! Et voilà que dans l’antre de Roland Garros, 70 fautes directes viennent doucher les espoirs de la grande vedette de la chaîne spécialisée en sports. Elle constate elle-même qu’«après avoir passé deux semaines à déployer un si bon tennis, jouer dans ces conditions horribles et livrer une finale aussi pauvre, c’est difficile». La réalité, c’est que Gauff a été meilleure; son mental l’a emporté sur la force physique de Sabalenka. L’esprit a dominé le muscle.
Le problème, c’est que cette grande vedette tant adulée avant la rencontre est de type caucasien et que son adversaire est afrodescendante. La journaliste, en prenant partie dans son discours pour la Biélorusse, sans un mot pour l’Afro-américaine, a démontré sa préférence raciale pour son semblable.
Gauff a su relever cette gaffe journalistique, en démontrant que le talent n’a pas de couleur. Mais, il y a encore, dans ce monde, des éphémères qui n’ont pas encore compris que «l’univers sportif doit être exempt de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance», selon l’Institut Prometheus pour la démocratie et les droits humains. C’est valable aussi pour les journalistes.

Prométhée

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