Herman Samba, artisan des accessoires en raphia
«Le salon des métiers du bois est un
moment qui reste gravé dans ma mémoire»
La quatrième édition du Sameb (Salon des métiers du bois), s’est tenue du 11 au 27 août 2025, sur le site du futur village artisanal de Brazzaville, sous le thème: «Bois et artisanat: de la forêt à la maison, consommons congolais». Cette année, ce salon a rassemblé une centaine d’exposants venus de quelques pays africains (Sénégal, Cameroun, RD Congo et du Congo, pays hôte). Plus de 15 mille visiteurs ont franchi les portes du salon, soit une moyenne impressionnante de près d’un millier de personnes par jour. Un chiffre d’affaires de 55.865.800 F Cfa a été enregistré, pendant que les organisateurs l’estimaient à 15 millions de francs Cfa. Un défi relevé, selon Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat. A côté, Herman Samba, artisan des accessoires en raphia, participant au salon, a plaidé pour un soutien conséquent de la part des pouvoirs publics, afin que les artisans développent leurs p.m.e.
* Où est situé votre atelier d’artisanat?
** Mon atelier se trouve au Rond-point Matsoua, en allant vers Moukondo, à Moungali, dans le quatrième arrondissement de Brazzaville. Je suis à la tête d’une équipe de cinq artisans.
* Présent au salon pendant près de trois semaines, que pouvez-vous nous en dire?
** Effectivement, j’ai été au salon depuis le début. Je salue d’emblée le Ministère des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, et le Ministère de l’économie forestière qui, depuis quelques années, ont eu l’initiaitive de rassembler les artisans de tous bords, pour exposer leur génie créateur et vendre aussi la destination Congo en matière d’artisanat. La participation à ce salon est un moment qui reste gravé dans ma mémoire, parce qu’il m’a permis d’élargir mon carnet d’adresses et même de rencontrer le Premier ministre chef du gouvernement, Monsieur Anatole Collinet Makosso, qui m’a encouragé. J’en suis fier et je m’en réjouis.
* Qu’avez-vous proposer au public venu d’ailleurs très nombreux découvrir vos œuvres?
** Dans ma carnassière, j’avais apporté des éventails en raphia utilisés pour des mariages coutumiers, des statuts de lions, de gorilles, des sandales, des chapeaux, etc. Cet espace d’exposition et de vente m’a permis de faire connaître mes produits et j’ai pu écouler quelques-uns des visiteurs qui sont passés.
* Bien que les rideaux de cette quatrième édition sont tombés sur une note de satisfaction, avez-vous une doléance à lancer?
** Merci beaucoup, je saisis cette opportunité pour demander au gouvernement de nous soutenir, pourque nous puissions accroître nos productions et, par-delà, participer au développement de notre pays. Déjà, je travaille avec cinq artisans et si je peux bénéficier de l’appui de l’Etat ou d’autres partenaires comme les organisations internationales, je pense que ma structure pourra prendre de l’envol et employer d’autres jeunes qui excellent dans l’artisanat.








