Jean Castard Nzaou Pambou, président de l’U.i.h.c

«Il y a lieu de redynamiser le Conseil consultatif des personnes vivant
avec handicap»

Jean Castard Nzaou Pambou, président de l’U.i.h.c (Union des informaticiens handicapés du Congo), membre du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap, a, au cours d’une interview, souhaité que cette institution constitutionnelle soit redynamisée. Il parle aussi de la décision du Président américain, Donald J. Trump, de placer le Congo-Brazzaville parmi les douze pays dont les ressortissants sont interdits de visas aux Etats-Unis, depuis le 9 juin dernier. Pour lui, c’est un malentendu qui va être réglé par voie diplomatique. Interview!

* Monsieur le président de l’U.i.h.c, comment appréciez-vous votre passage au Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap?
** Merci Monsieur le journaliste! Je suis effectivement membre du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap, une institution constitutionnelle voulue par les plus hautes autorités de notre pays, et notre mandat est arrivé à terme. C’est une expérience que j’ai faite en matière d’exercice de l’autorité publique. Malheureusement, le bureau de notre institution n’a pas brillé par le travail. Ce qui fait que l’institution était comme en hibernation. On a participé à un séminaire de renforcement de capacités des organisations des personnes handicapées et des conseillers. Il y a lieu que cette institution soit redynamisée, pour qu’elle puisse permettre aux personnes vivant avec handicap, d’avoir un bon interlocuteur au niveau des pouvoirs publics.
Jean Castard Nzaou Pambou, président de l’U.i.h.c
* Vous avez été en formation aux États-Unis d’Amérique, en juillet 2013, comment appréciez-vous la décision du Président Donald Trump de ne plus accorder des visas aux ressortissants congolais?
** Le séjour dont j’avais bénéficié aux Etats-Unis portait sur la formation en leadership des personnes vivant avec handicap. Pendant un mois, j’ai eu des échanges d’expérience avec plusieurs entités dirigées par des personnes vivant avec handicap, dans l’organisation de leur travail et bien d’autres domaines.
S’agissant des mesures de restriction de visas que le Président Trump a prises à l’encontre de notre pays, le Congo-Brazzaville, je fais mienne la réaction du gouvernement qui disait que «c’était un malentendu» et que cela va se régler. Les deux Etats entretiennent de bonnes relations diplomatiques depuis plusieurs années. Maintenant, des malentendus pareils se posent. Je pense que le problème va trouver solution, également, par des canaux diplomatiques.

* Dans sept mois, le peuple congolais sera invité à une élection majeure, celle d’élire le Président de la République. En votre qualité de président de l’U.i.h.c, quel message pourriez-vous donner à vos militants et sympathisants à ce sujet?
** Le message que je leur donne est extrait de la Constitution du 25 octobre 2015, à travers ses différents articles qui disent que le Président de la République est élu pour un mandat de cinq ans, donc si un mandat arrive à terme, à la date échue de celui-ci, une autre élection doit être organisée. Le mandat actuel du Président de la République a commencé en avril 2021, il prendra fin en mars 2026. Il est donc normal que le peuple congolais soit convoqué aux urnes, afin d’élire le magistrat suprême. Pour cela, les membres de l’U.i.h.c doivent participer massivement aux différentes opérations électorales qui vont précéder cette élection, notamment la vérification des noms ou l’inscription sur les listes électorales et le retrait des cartes d’électeurs. Il faut que les uns et les autres sachent que le processus électoral comporte plusieurs étapes, jusqu’au jour du vote. Donc, nous demandons à nos membres de se mobiliser.

Propos recueillis par Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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